La Bouquinerie

Roman – Les disparus du Clairedelune (La Passe-miroir, tome 2)

J’ai découvert les aventures de la Passe-Miroir grâce au Challenge 1 mois = 1 consigne. Il fallait choisir pour Janvier un roman en relation avec l’hiver. Les Fiancés de l’hiver se prêtaient donc parfaitement à cette consigne !

J’avais beaucoup aimé le tome 1 (ma critique des Fiancés de l’hiver), et le tome 2 ne m’a pas déçu ! Les aventures de notre chère Ophélie continuent dans ce monde loufoque, et il semblerait bien que quelques membres de la société se volatilisent sans crier gare. Dans le même temps, Ophélie est promue Vice-conteuse à la cour pour distraire le grand Farouk.

C’est avec un plaisir non dissimulé qu’on retrouve nos personnages favoris et bien d’autres, toujours plus hauts en couleurs. Le monde déjà bien farfelu de la Passe-Miroir ne fait que s’épaissir et se complexifier. Les trahisons et les coups bas sont monnaie courante, mais notre héroïne n’a pas dit son dernier mot. Mine de rien, la douce et soit disant fragile Ophélie s’adapte plutôt bien dans cette cour des mirages.

Christelle Dabos nous offre un second tome à la hauteur de nos espérances. Des intrigues bien ficelées et rondement menées, si bien que les pages du livre filent à vitesse grand V et que ce roman se dévore en en rien de temps.

Alors pour être honnête, le plus difficile dans cette histoire ça va être d’attendre patiemment le tome 3… qui est en cours d’écriture. J’ai une confiance absolue en Christelle Dabos qui, je suis sûre, prendra tout le temps nécessaire pour terminer les aventures d’Ophélie en beauté.

Et qui sait… peut être que le troisième tome ne sera pas le dernier. Très honnêtement, le monde est tellement vaste qu’il serait tout à fait possible d’imaginer un tas d’histoires dans un contexte similaire sans forcément se focaliser sur Ophélie. On peut rêver, non ?

 

Les Disparus du Clairdelune, ma note

Note : trop de la balle

Blablations

TGBOL – Chapitre 4.0 : les hobbies

Après une semaine de pause, je suis bien en retard sur mes listes ! Mais on va essayer de reprendre en douceur. Petite piqûre de rappel sur le Très Grand Livre des Listes par ici.

Pour cette semaine, il s’agit des hobbies, et ma plus grande difficulté risque d’être de choisir. Je me considère comme quelqu’un d’assez curieux, alors forcément, il m’arrive souvent d’avoir envie de tester des choses sans forcément aller jusqu’au bout. Bref, voici un petit aperçu de mes hobbies récurrents.

1. En bonne gourmande : cuisiner

Je vis dans un studio où la place réservée à la cuisine est plus que rudimentaire… quand à l’installation, elle n’a pas à rougir de la place, c’est un amas de choses posées ça et là en attendant les travaux. Pour autant, je suis plutôt bien équipée : un KitchenAid qui fait mon bonheur depuis quelques années et plus récemment un Cookéo que je ne regrette absolument pas.

J’adore cuisiner le sucré, la pâtisserie en particulier, mais je prend autant de plaisir à faire un bon boeuf bourguignon où tester les recettes de ma Kitchen Trotter Box.

Trio de tartes au pommes

2. En bonne rêveuse : lire

Je ne vais pas mentir, j’ai mes périodes. Je peux rester des semaines sans ouvrir un livre et puis tout d’un coup m’y remettre et en dévorer plusieurs d’affilé. J’adore les livres, j’aime pouvoir me créer des images mentales des personnages, des endroits, me faire mon propre film du roman que je lis.

D’ailleurs, cette année j’ai décidé de participer à un challenge de lecture « 1mois = 1 consigne » qui m’oblige à lire au moins un livre par mois mais surtout un livre que je ne connaissais pas forcément. Je me suis également inscrite à Goodreads, Livraddict et Babelio, Je ne suis pas toujours à jour, mais j’aime pouvoir suivre le nombre de pages que j’ai lu, construire ma bibliothèque virtuelle etc.

3. En bonne mamie : tricoter et crocheter

Ca fait quelques années que je tricote maintenant. Je dirais à vue de nez 5 ou 6 ans. J’ai mes périodes aussi. J’aime créer des choses, je trouve génial de pouvoir faire quelque chose d’utile, de portable ou simplement de joli rien qu’avec du fil. J’ai commencé par tricoter des châles, bien moins rébarbatif qu’une écharpe, puis j’ai fait un premier pull et un deuxième (pour le tricot).

Le crochet, c’est plus récent, 3 ans peut être. J’ai commencé par un projet de couverture (qui n’est d’ailleurs toujours pas finie), et puis j’ai testé une première fois les amigurumi avec un Amineko, que j’ai mis de côté depuis l’été dernier. Et j’ai recommencé il y a quelques jours avec un cactus tout mignon.

J’apprends majoritairement sur internet, grâce à des vidéos. Un jour, j’aimerai être assez à l’aise pour imaginer un patron… mais on en est pas là du tout !

amigurumi-crochet

4. En bonne geek : jouer

Il y a les jeux vidéos bien sûr, j’ai toujours eu un ordinateur dans les mains, ou presque. Depuis l’Atari, puis la Super Nintendo, les jeux vidéos ont toujours fait partie de ma vie. Mais, je ne suis pas une gameuse, il m’arrive fréquemment de ne pas finir mes jeux (parce que je suis vite bloquée), et je sais très bien résister à l’appel de la console.

Par contre, quand je m’y mets, je peux rester des heures devant sans voir le temps passer.

En plus des jeux vidéos, j’adore les jeux… tout court. Les jeux de cartes, de plateaux. Ma dernière acquisition : Zombicide. J’y ai peu jouer encore, mais j’adore. Parfois, il suffit de peu, quelques cartes, pour avoir un super jeu comme Fantasy ou Complots. Je suis toujours à l’affût d’une bonne référence !

 

Photo de Une: (c) Moyan Brenn

La Bouquinerie

Roman – La fille du train : quand le train train quotidien vire au cauchemar

Nous avons tous un côté voyageur voyeur à aimer entrevoir un fragment de vie privée chez de parfaits inconnus. Ils ne nous voient pas, mais nous oui. La lumière allumée dans leur intimité est comme une invitation pour l’oeil à venir s’y balader. Côté fenêtre, coincé dans un train qui prend inlassablement le même chemin, on s’imagine la vie de ces gens qui vivent près des rails.

Rachel le vit aussi, deux fois par jour, sur le trajet de son emploi fictif. Rachel, c’est l’une des voix de La fille du train, qui eut cru que cette fille paumée et alcoolique pourrait être le centre du roman. Et pourtant. Pourtant elle tient bon et nous tient en haleine quand elle apprend la disparition de la femme qu’elle épie tous les jours à la fenêtre de son train depuis des mois et des mois.

Elle s’improvise détective, dans la disparition de Megan, mais aussi dans sa propre vie. Elle court après ses souvenirs que l’alcool lui a volé, elle s’accroche à son ex-mari qui a refait sa vie, elle s’enterre sous ses mensonges qui la foutent dans de sales draps.

La fille du train, ce n’est pas que Rachel, c’est aussi Megan et Anna. Chacune nous dévoilent tour à tour une facette de la réalité, de l’histoire, telle qu’elles l’ont vécues. Le puzzle se construit, les pièces se mélangent, jusqu’à ce que toutes trouvent leur place.

Face à toutes les bonnes critiques et les conseils avisés, je me suis gracieusement fait prêter La Fille de train de Paula Hawkins, et je ne regrette pas d’avoir dû le porter le format broché pendant mes longs voyages en transports en communs. C’est assez ironique parfois, de se retrouver assise à lire ces lignes. Belle idée. C’est un bon « polar » si on peut l’appeler ainsi, qui devient vite addictif alors que j’avais eu un peu de mal a rentrer dans l’histoire. A conseiller, sans hésiter !

La fille du train, Paula Hawkings, Editions Sonnatine, 378 pages.

La Bouquinerie

Roman – Phobos : seuls sur Mars, le speed dating interstellaire

12 ados propulsés dans l’espace en direction pour Mars font les choux gras d’une télé-réalité. La Terre entière est hypnotisée par le show, retransmission en live obligée. Les 12 rats de laboratoire sont épiés pendant leur 6 mois de voyage jusqu’à leur arrivée sur Phobos, l’une des lunes de Mars où ils seront mariés pour débuter leur nouvelle vie et de la première colonie humaine dans l’espace.

Phobos est le premier d’une série signée Victor Dixen, connu pour Animale et Le Cas Jack Spark. Il est également double lauréat du Grand prix de l’imaginaire.

Le Bachelor des favelas

Ajoutons à la conquête de l’espace un peu de romance pour que l’émission « Genesis » remplisse tous les critères d’une télé-réalité d’enfer. Les 12 astronautes en herbe ont toute la traversée Terre-Mars pour trouver l’élu de leur cœur. Le choix risque d’être rapide, c’est les soldes chez le Bachelor, tout doit disparaître. 6 filles, 6 garçons, 6 mariages et 12 dotes pourvues par les téléspectateurs.

Phobos s’inspire du meilleur de la télévision poubelle, chacun candidats à l’expédition Mars à plus d’un secret à cacher, le programme Genesis aussi. Le rêve martien va très vite se transformer en cauchemar. De quoi tenter de tenir le lecteur en haleine.

Phobos roman jeunesse Victor Dixen

Phobos : les amourettes martiennes

Très honnêtement, si on ne me l’avait pas conseillé, je n’aurais probablement jamais lu Phobos. Petite particularité, Phobos est l’oeuvre d’un petit frenchy, qui l’eut crû ? Victor Dixen, un faux inconnu au bataillon. En réalité, pas si inconnu que ça puisqu’il a déjà une panoplie de romans à son palmarès, mais aussi parce que sans m’en rendre compte, j’avais déjà croisé à plusieurs reprises son nom.

Bon timing pour moi, le tome 2 de Phobos sort dans quelques semaines, je n’aurais donc pas à attendre très longtemps avant d’avoir la suite de l’histoire. En bon page turner pour adolescents, Phobos se lit à une vitesse record à quelques longueurs près, l’histoire est tout de même bien écrite et bien ficelée.

On atteint un peu vite à l’overdose de speed dating – très caricaturaux – qui noircissent les pages du roman, mais on appréciera sans aucun doute cette découverte des coulisses d’une émission de télé-réalité. Un petit côté Unreal (mais si, la série de Marti Noxon et Sarah Gertrude Shapiro avec Shiri Appleby – oui oui, miss Roswell – sur les dessous d’une émission à la Bachelor justement) pour adolescents qui n’est pas sans plaire.

Phobos, le roman tome 1Pas mauvais pour autant, j’ai lu le premier tome avec plaisir, tout en espérant voir Mars pointer le bout de son nez un peu plus rapidement. Si je devais faire un reproche, c’est certainement le manque d’attachement qu’on peut avoir avec les personnages.

Peut-être que cela viendra avec la suite, mais contrairement à d’autres roman jeunes adultes, je n’ai malheureusement eu aucune attache avec les personnages quels qu’ils soient. Et pourtant, la curiosité l’emporte, et j’ai bien envie de connaître le fin mot de l’histoire ! L’espace est à la mode ces derniers temps, en espérant que la suite ne nous déçoive pas.

Rendez-vous sur Phobos le 19 novembre pour la suite de l’aventure !

Phobos, Victor Dixen, Editions Robert Laffont, 448 pages.
Tout savoir sur l’univers de Victor Dixen.

La Bouquinerie

La valse des gueules cassées, Guillaume Prévost

Prenez un tout jeune inspecteur revenu de la guerre et des tranchées. Mettez-le au côté d’un cador du métier et confiez-lui une affaire brûlante (non, pas celle de Landru qui fait rage au même moment, il ne faut pas pousser le bouchon tout de même) et vous obtenez La Valse des gueules cassées de Guillaume Prévost.

François-Claudius est le bras droit de l’inspecteur en chef Robineau pour démasquer le coupable de meurtres étranges. Les cadavres retrouvés ont été totalement défigurés, tels des gueules cassées…

Je me suis retrouvée à lire La Valse des gueules cassées un peu par hasard. Ne connaissant pas non plus l’auteur, je ne m’attendais à rien de précis. En général, j’évite les polars qui tournent plus ou moins autour d’histoires de guerre (plutôt de loin ici), question de goût, bien sûr.

Un roman policier qui a de la gueule

Toujours est-il que La Valse des gueules cassées est un bon petit roman policier. Pas exceptionnel, on ne s’en souviendra pas des années plus tard, mais je l’ai lu et j’ai découvert Guillaume Prévost avec beaucoup de plaisir.

L’enquête nous mène à travers la France d’après guerre (plus particulièrement Paris et St Ouen) dont tous les personnages sont marqués à leur manière. Ce qu’on apprécie le plus dans un roman policier, c’est en général le dénouement qui ne met personne d’accord. Pour ma part, je l’ai trouvé plutôt moyen mais il n’entache en rien les bons côté de ce roman.

L’écriture est fluide, les personnages (surtout François-Claudius Simon, le personnage principal en charge de l’enquête) sont attachants et on se plaira certainement à en retrouver dans la suite de leurs aventures. Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Une enquête ne suffit pas à façonner un inspecteur en herbe, François sera donc de retour dans le Bal des équarrisseurs (dans ma pile à lire !) que je lirais surement avec plaisir.

critique-7sur10