Recettes

Recette – Les ramens maison (presque) comme dans le Livre des Potions

Depuis que je les ai découvert, j’ai toujours été une grande amatrice de ramens. Succulentes et économiques, c’est le plat par excellence qui réchauffera vos froides journées/soirées d’hiver… même si personnellement j’en mange toute l’année (parfois, il faut souffrir sous des vapeurs de bouillon pour bien manger !).

Les ramens, c’est un plat typique japonais qu’on retrouve dans des cantines, servies à la vitesse éclaire par des cuisines qui ne s’arrêtent presque jamais devant nos mines affamées (compter 10 euros le menu dans une cantine parisienne). Le plat sexy par excellence entre bruits de succion et bouillon au menton, vous allez choper, c’est sûr… une bonne dose de Japon sur vos papilles !

recettes boisson et cocktail geek by Gastronogeek

Pour concocter des ramens (ou lamens), rien de bien compliqué si ce n’est de la patience. On peut décliner les recettes à l’envie : nouilles (udon, soba, spaghettis, pour nous pauvres occidentaux on y met ce qu’on trouve), du bouillon, de la viande ou du poisson (ou total végétarien) et tout un tas d’autres choses qui vous passe sous la main (pousses de bambou, épinards, choux, poireaux… on peut tout imaginer).

On y vient, lecteur, la voici la recette des ramens pour faire tout tout seul, chez toi comme un grand. Tout d’abord, rendons à César ce qui lui appartient, j’ai tiré cette recette du Livre des Potions (deuxième opus du Gastronogeek) que j’ai quelque peu modifiée !

 

Ingrédients (pour 4 bols de ramens) :

  • 4 oeufs
  • 4 escalopes de porcs
  • 25 cl de sauce soja
  • 15 cl de sauce huître
  • 1 gousse d’ail (ou de l’ail en poudre si vous n’avez que ça)
  • 2 oignons de petite taille ou 4 oignons saucier (à défaut d’oignons nouveaux)
  • 4 rouleaux de soba (ou 400 gr de udon, ou de spaghettis)
  • 2 litres de bouillon de volaille (2 bouillons cubes + 2l d’eau bouillante)
  • 2 blancs de poireaux

NB : nous pouvez également ajouter des pousses de bambou (j’en suis pas fana), du narutomaki (cet étrange légume (?) à spirale violette au centre), des feuilles de nori (algue), du gingembre, et remplacer les poireaux par des épinards ou autres.

Livre des potions Gatronogeek : recette de ramens japonaises

 

Recette de ramens maison facile et personnalisable :

  • Dans un premier temps, occupez-vous de préparer les légumes. Lavez et coupez les blancs de poireaux en petits tronçons. Epluchez les oignons et les couper en deux. Réservez.
  • Préparez les oeufs mollets. Plongez les oeufs dans l’eau bouillante pendant 6 minutes chrono. Les sortir de l’eau et les mettre directement dans un récipient rempli d’eau froide pour stopper la cuisson. Quand ils sont froids, épluchez-les et coupez-les en deux. Réservez.
  • Dans une poêle, mettez la sauce soja et la sauce huître et l’ail (et 5 gr de gingembre si vous aimez ça), ajoutez la viande, les demi oignons face coupée contre le fond de la poêle, les blancs de poireaux et faîtes cuire à feu moyen/fort jusqu’à ce que la viande soit cuite à coeur et les oignons translucides et colorés par la sauce.
  • Arrêtez le feu, sortez la viande, coupez-la en lamelles. Sortez les oignons et réservez à côté de la viande dans une assiette recouverte pour éviter que le tout refroidisse. Gardez la poêle avec la sauce pour la suite.
  • Faîtes cuire les nouilles comme indiqué sur l’emballage. En parallèle, prenez 2 bouillons cubes de volaille et distillez-les dans 2 litres d’eau bouillante. Quand les nouilles sont cuites, égouttez-les et passez-les sous l’eau froide. Laissez égoutter.
  • Remettre la poêle avec la sauce (soja, huître, ail, gingembre etc) sur le feu. Ajouter les pâtes égouttées dans la poêle et faire revenir le temps de réchauffer un peu les pâtes et de les napper de sauce.
  • Dans des assiettes creuses, à pâtes ou larges bols : disposez les pâtes au fond, les légumes, oignons et la viande coupées en lamelles. Ajoutez par dessous le bouillon de volaille. Puis disposez les oeufs mollets.
  • Dégustez !

recette ramens maison facile gastronogeek

Effectivement, ça prend un peu de temps (surtout quand, comme moi, on dispose d’un seul et unique feu de cuisson… sinon bien évidemment on peut faire la viande et les pâtes en parallèle par exemple), mais honnêtement c’est très bon et ça change du plat de pâtes habituel !

Si vous êtes féru de ramens et que vous avez d’autres idées d’accompagnements, n’hésitez pas à partager :)

Petit mot sur le bouquin lui-même, Le Livre des Potions, c’est le deuxième tome offert par nos Gastronogeeks Thibaud Villanova et Stéphanie Simbo. En plus des recettes toutes plus folles les unes que les autres, ce livre (tout comme le premier) est à la rencontre entre le livre de recettes et la nouvelle illustrée. Les photos et les mises en scène des cocktails et plats sont somptueuses et les textes n’ont pas à rougir ! Un très bel objet.

 

Recette de ramen, ma note

Note : tip top

 

La Bouquinerie

[Roman] Pour quelques milliards et une roupie, Vikas Swarup

Après l’immense succès des « Fabuleuses aventures d’un indien malchanceux qui devint milliardaire » (aka Slumdog Millionaire si on prend pour référence le film de Danny Boyle), et le plus discret « Meurtre dans un jardin indien », Vikas Swarup sort son troisième roman « Pour quelques milliards et une roupie ».

Des milliard et des roupies, les leitmotiv de Vikas Swarup

Entre épopée, roman de vie et enquête policière « Pour quelques milliards et une roupie » (j’aurais plutôt dit « et 5 roupies » mais passons, ceux qui ont lu le livre mon comprendront) nous conte les aventures de Sapna une jeune indienne qui se voit offrir le job rêvé, la chance de sa vie de devenir riche. Bien évidemment, pour accéder à cet éden, Sapna devra surmonter 7 épreuves… et bien plus encore.

Toujours initiatiques, les aventures des personnages de Vikas Swarup nous font voyager dans l’Inde entre modernité et archaïsme. Une pointe de critique, beaucoup d’humour et une plume légère emporte le lecteur des rues bondées de Delhi aux plateaux télévisés. Comme d’habitude avec Vikas Swarup, j’ai passé un très agréable moment même si j’ai trouvé ce roman un chouilla plus prévisible que les deux précédents.

Un grand merci à Babelio et aux Editions Belfont pour l’envoi de ce livre dans le cadre de Masse Critique.

La Bouquinerie

[Théâtre] Le peuple de la nuit, de Aïda Asgharzadeh

Grâce à Mass Critique de Babelio, j’ai eu la chance de recevoir la pièce de théâtre Le peuple de la nuit de Aïda Asgharzadeh, oeuvre écrite dans le cadre du Concours National de la Résistance et de la Déportation 2012 et notamment mis en scène par Franck Berthier pour le Festival Off Avignon.

Le peuple de la nuit, c’est l’histoire du destin de 3 femmes parmi tant d’autres, 3 femmes déportées pendant la Seconde Guerre Mondiale. Après les premiers jours confrontées à l’horreur du nazisme, Agathe, Jeanne et Esther vont tout faire pour résister à cet enfer, conserver leur identité et leur humanité.

J’ai toujours beaucoup aimé le théâtre ce qui m’a conduit à tenter ma chance pour le Mass Critique de Babelio sur cet ouvrage. Je ne connaissais pas du tout l’oeuvre avant de l’avoir entre les mains et je ne suis pas déçue de cette pièce qui est à la fois forte, touchante, troublante entre rires et larmes. On est projeté dans le quotidien de ses trois déportées sans pudeur tout en abordant la mort, le sacrifice et les relations humaines sans détours.

Une belle découverte pour un texte riche qui mérite très certainement de se voir sur scène. Un témoignage « historique » à faire passer entre toutes les mains. Merci à Babelio et à Riveneuve Editions pour ce partage !

 

 

La Bouquinerie

Les merveilles, de Claire Castillon

Les merveilles, drôle de titre pour ce 11ème roman à la fois dur, cocasse et drôle. Claire Castillon nous invite à découvrir la vie d’Evelyne de sa plus tendre enfance jusqu’à l’âge adulte. Traumatismes, drames, petites joies et double vie dans la prostitution le tableau ne semble pas des plus gai et pourtant.

L’auteure jongle habilement avec la dureté des personnages, l’horreur de certaines scènes (le début à lui tout seul est une vraie claque) et le verbe bien senti de cette chère Evelyne qui ne sera pas sans charmer le lecteur.

Inspiré en partie d’une histoire vraie, Les merveilles est selon moi un très bon roman qui arrive avec brio à nous procurer tout un panel de sentiments parfaitement opposés allant de la joie parfois, à la tristesse (souvent) en passant par la peur et le doute. L’histoire est menée à tambours battants sans aucun essoufflement. Un roman court qui se dévore et qui ne vous laissera pas insensible.

Je ne connais pas du tout les autres romans de Claire Castillon, mais je ne manquerai pas de les lire à l’occasion. Son écriture me touche particulièrement. Je la trouve fluide, agréable à lire et pourtant parfois un peu dérangeante. A lire !

La Bouquinerie

Le Portrait du Mal, Graham Masterton

Ne serait-ce que par son titre, Le Portrait du Mal de Graham Masterton m’a directement fait pensé au Portrait de Dorian Gray… et évidement ce n’était pas fortuit. A vrai dire, je n’aurais probablement jamais acheté et lu ce roman s’il n’avait pas fait partie des offres irrésistibles des éditions Bragelonne quand ils ont proposés des oeuvres numériques pour 0,99 euros. Du coup, à ce prix là, autant tester de nouvelles choses !

Quand Dorian Gray se la joue flippant

Le Portrait du Mal, est un livre fantastique (dans le premier sens du terme) qui nous raconte l’histoire d’un tableau qui recèle d’étranges pouvoirs sur une famille nommée Gray (subtil, non ?).

Il leur conférerait la vie éternelle, sauf que bien évidemment, tout ne se déroule pas comme prévu et les Gray commence à se décomposer en gros lambeaux de chaire putride en partent en quête de leur tableau. Grosso modo, c’est le pitch de l’histoire bien que l’histoire ne soient pas écrite du point de vue des Gray mais du détenteur du tableau.

L’horreur en roman, by Masterton

Même si ce roman se lit tout seul il est loin d’être fantastique (au deuxième sens du terme cette fois-ci). L’histoire est cousue de fil blanc et j’avoue que j’aurais bien aimé un peu plus de suspens ou d’audace pour rendre la chose un peu moins plan plan (alors que l’histoire se veut pourtant cracra et haletante).

Premier rendez-vous raté entre Graham et moi, mais j’aurais peut être dû choisir un autre roman, un moins inspiré d’un monument de la littérature et j’aurais peut être été un peu moins déçue.

En bref, un roman facile qui ne casse pas trois pattes à un canard… mais ne soyons pas vache, on ne s’ennuie quand même pas, mais on éprouve aucune sympathie ou attachement pour les personnages… et c’est pourtant ce qui fait la force d’un bon roman !

Cela dit, pour 0,99 euros, ça valait largement le coup.