Ciné séries

Satanic, de Jeffrey Hunt

Deux couples d’amis partent en roadtrip en direction de Coachella. En chemin, ils s’arrêtent à L.A. sur les traces sanglantes des plus grandes histoires de faits divers démoniaques qui hantent encore la ville (et font tourner la tête des touristes).

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Welcome to Satanland

Entre la chambre d’hôtel qui fut jadis la scène d’un horrible bain de sang, un arrêt à l’église satanique, des petits coucous à des bandes de vrais gothiques et des emplettes dans un magasin de magie noire, nos quatre jeunots s’amusent comme ils peuvent… et bien sûr tout ça va très mal finir.

Modern Horror Family

Seul élément de vente du film, Sarah Hyland alias Haley dans Modern Family. Bien loin de son registre habituel de sitcom familial et de gentille gamine comique, Satanic va aux antipodes. En bonne tête d’affiche, elle tient le rôle principal, sceptique et plus motivée par la plage que la chasse aux démons, qui se fait embarquer dans une sale histoire.

Malheureusement, la bonne bouille de la donzelle ne suffit largement pas à sortir Satanic de sa torpeur générale. Du lièvre et de la tortue, Satanic relève plus de la torture que du reptile qui lui au moins, arrive à point. Après 45 minutes de film (soit la moitié), l’intrigue est enfin révélée… Intrigue est un mot fort de sens, disons que la farce commence. La moitié restante se soustrait à tout intérêt.

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Esprit, sors nous de là !

Une mauvaise rencontre suffira pour maudire nos quatre protagonistes et les promettre à de nombreux « aaahh », « oh my god » et « god please ». Pardon pour les spoilers du script de la seconde partie. Pour les hectolitres de sang, les monstres de chaire et d’os, les duels psychologiques de haut vol : passez d’autant plus votre chemin.

Tout le bugdet du producteur de Walking Dead a dû passer dans le cachet de miss Hyland car ils ne sont ni dans les effets spéciaux ni le maquillage ! On ne voit rien de rien… peut être que ça aurait légèrement pimenté l’affaire.

Satanic ouvre les portes de l’enfer

Faisons appel aux esprits, ouvrons les portes de l’enfer, faisons mumuse devant un miroir et appelons Bloody Mary. Autant de clichés qui nourrissent la culture cinématographique horrifique depuis belle lurette. Quoi de plus naturel donc, pour des obsessionnels de sensations fortes que de se trimballer en vacances avec un plateau de Ouija pour tenter de communiquer avec le fantôme de leur chambre d’hôtel ?

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Oh que si, une bien grosse bouse.

S’il est vrai que les portes de l’enfer s’ouvrent certainement pour avaler notre quatuor classe manequin, elles s’ouvrent aussi pour nous spectacteurs. Autant vous prévenir d’avance, le sol va se dérober sous votre canapé et l’intégralité de votre salon va faire le tour de tous les cercles de l’enfer dantien, et bien d’autres encore.

Je classerais Satanic parmi les films mauvaisement mauvais : il n’y a absolument rien à en retenir. L’histoire (la brève serait plus juste) est convenue d’avance, les dialogues sont insipides (et inutiles), la photographie est inexistantes et le peu d’effets spéciaux risibles… quant aux acteurs… bouarf.

Satanic : la critique flash

Insipide est probablement le meilleur adjectif pour qualifier Satanic. Un film qui en rappelle beaucoup d’autres et se cache dans leur ombre (à ce niveau là, il s’enterre même tout seul). Pas l’ombre d’un intérêt. A peine vu et déjà oublié. Quand la notation navet est aussi déplorable que la notation café, fuyez !

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Satanic
Sortie : 2016 (disponible sur Netflix)
Durée : 1h25
Réalisateur : Jeffrey Hunt
Casting : Sarah Hyland, Steven Krueger, Justin Chon, Clara Mamet, Sophie Dalah

5 Comments

  1. Tu as l’art de critiquer sans pitié tout en donnant quand même envie de voir le film, quel talent ^_^
    Sinon, c’est davantage un bon film qu’un vrai nanard, mais as-tu vu « La Cabane dans les Bois » ?

  2. Ms. Goliath Author

    Merci, ça me touche beaucoup ! Soyons honnête, c’est tellement plus simple de débiner que d’encenser !
    J’ai vu « La Cabane dans les bois » il y a pas mal de temps, j’avoue sans aucune honte beaucoup aimer monsieur Whedon (au scénario pour ce film) et pourtant… je n’ai pas du tout accroché. J’ai trouvé ça mauvais, ça se regardait bien trop le nombril pour moi (pour que le côté loufoque tende vers l’humour, le second degré voir l’ironie). J’aurais préféré qu’il embrasse le nanard qui sommeillait en lui. Pour autant, je comprends qu’il puisse plaire :)

  3. Je comprends ton point de vue, et je le partage (en partie). J’ai aussi eu une pointe de frustration après le visionnage en me disant que ça aurait été encore plus génial d’assumer totalement le côté nanard.
    Mais j’avoue que j’ai également beaucoup aimé l’explication mythologique :)

    Et Joss forever <3

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