Ce week-end, j’étais de vadrouille à Yerres pour un week-end entre copines. Beaucoup de blabla, de bonne bouffe (un boeuf bourgignon à se rouler par terre) et pour se reposer entre deux ballades canines en fôret : des séances films.
Premier film du lot : Le Nombre 23. J’avais vu la bande annonce un peu avant sa sortie sur les écrans. Ni bonne ni mauvaise, elle laissait penser à un énième film de complot psychotique. Raël qui rencontrerait Nostradamus, ou quelque chose dans ce goût là.
Dès le générique, mauvaise surprise je découvre que le film a été réalisé par Joel Schumacher… Mauvais début pour le Joel en question qui m’a pourri mes Batman depuis le Forever jusqu’à Robin (si j’avais pu lui mettre Batman Beggins sur le dos je l’aurais fait, mais ça serait être de mauvaise foi puisqu’il n’a rien à voir dans le raté là) et qui a défiguré le Fantôme de l’Opéra. Ca commence donc à faire beaucoup pour un seul homme tout ça.
Malgré tout, le film était lancé je n’allais pas faire un sketch pour son seul nom au générique. Je me contente donc d’un « ieurk » sonore à son apparition à l’écran et j’attend de découvrir ce film.
Le Nombre 23 c’est l’histoire de Walter Sparrow (Jim Carrey) qui se voit offrir un livre le jour de son anniversaire par sa femme (Virginia Madsen) qui s’intitule Le Nombre 23. A la lecture de ce livre, Walter ne peut s’empêcher de croire que l’auteur Tospy Kretts (jeu de mot fantastique au passage) raconte dans son livre sa vie (celle de Walter, pas de Topsy). Et sa vie tourne autour du nombre 23, tout est relié au nombre 23, comme une malédiction. Pensant donc qu’il est amené à faire les mêmes erreurs que le personnage principal du livre (c’est à dire, tuer sa femme), Walter sombre dans une « douce » démence et tenter de comprendre ce qui se cache derrière le nombre 23.
Pour tout dire, je ne suis pas une fana de ce type de scénario : tout remettre sur le dos d’un nombre « maudit » c’est un peu comme finir un film fantastique en disant que la maison est bâtie sur un ancien cimetière indien… c’est vu et revu et beaucoup trop facile. Cependant, le film est assez bien construit entre les deux univers (celui du livre et de la réalité) et il est graphiquement assez réussi aussi. Jim Carrey est très bon dans son rôle (comme quoi le cantonner à The Mask aurait été une absurdité, heureusement que des réalisateurs comme Michel Gondry [Eternal Sunshine of the Spotless Mind] sont passé par là).
Le film se laisse assez bien regarder malgré quelques longueurs. Le hic vient du final. Ca fini un peu en eau de boudin cette histoire. Comme un soufflé raté, l’intrigue retombe d’un coup, et le cimetière indien n’y est pour rien promis ! Ce film n’est pas nullissime mais il laisse quand même à désirer. Comparé au Fantôme de l’Opéra, ça serait presque un chef d’oeuvre, sur l’échelle de Schumacher c’est probablement le meilleur que j’ai vu. C’est un bon divertissement mais sans plus. Je suis bien contente de ne pas avoir payé de place de cinéma pour aller le voir. En bref : tout juste la moyenne pour ce Joel Schumacher parce que contrairement à son Fantôme de l’Opéra, Le Nombre 23 se laisse regarder sans trop de problème. 5/10
Photos : (1) New Line Cinema et (2) Metropolitan FilmExport





16/11/2009 at 22 h 28 min Permalink
Et le second du lot alors ??
16/11/2009 at 22 h 46 min Permalink
Le second du lot ça sera pour demain