La Bouquinerie

Ilium, l’Iliade sur Mars par Dan Simmons

Mars peuplé des dieux de l’Iliade. Une pincée de Shakespeare et de Proust. Une guerre qui fait rage et des êtres extra-terrestres. Il n’y a bien que Dan Simmons pour s’attaquer à un tel monument et oser en faire un roman de science-fiction.

Dan Simmons est un auteur assez prolifique et multi-facette. Polar, fantastique, science-fiction, Dan Simmons sait s’adonner à presque n’importe quel style avec brio et intelligence. Je l’ai découvert avec Nuit d’été puis L’Echiquier du Mal, mais il est aussi reconnu pour sa série SF Hypérion dont Ilium (et Olympos, la suite) est un digne héritier.

 

La guerre de Troie en direct de Mars

Les dieux de l’Olympe vivent sur Mars et se déplacent librement dans le temps et l’espace grâce à leurs pouvoirs quantiques. Leur plus grand plaisir, c’est la guerre de Troie. Pour y mettre un peu plus de piment, ils envoient des érudits terriens modifier les événements à leur gré, en gardant toutefois le récit d’Homère comme référence. Mais en orbite autour de Mars, de petits observateurs surveillent les jeux divins…

S’attaquer à Ilium, c’est se confronter à un sacré pavé de pages. Il y en a que ça peut effrayer, et je les comprends, surtout que pour le coup, Ilium n’est pas des livres les plus faciles d’accès qui existent. L’auteur ne nous donne aucune bride d’information et nous lance directement en plein milieu d’une histoire complexe où nombre de personnages se donnent la réplique.

Je mentirais si je disais que j’ai été happée par ce roman. Pour autant, j’en suis venue à bout avec un plaisir mêlé de soulagement. A force d’avaler des pages et d’empiler les intrigues, on en vient à se demander quoi faire de ce sac de noeuds où l’on se perd un peu. Puis petit à petit, on glane des fragments de réponses et les choses s’éclaircissent.

 

Ilium, un pavé mythique de SF

Ilium est pour moi, ce type de roman où l’on sent l’empreinte du maître de l’écriture qu’est Dan Simmons, on peut palper du doigt tout le travail et l’imagination qui se cache derrière chaque scène. Pour autant, je ne me suis pas éclatée à le lire, ça m’a demandé de m’accrocher et parfois de me forcer un peu.

Depuis, j’ai Olympos (la suite) qui attend sur mon étagère et j’ai du mal à me résoudre à le commencer. Les trajets métro-boulot ne suffiront pas à me faire entrer dans l’histoire (sans compter qu’il faudrait presque un sac à main pour lui tout seul !).

En bref, un roman qui plaira aux fans de SF et de Dan Simmons. Les férus de mythologie y trouveront aussi certainement leur compte. C’est une critique en demi-teinte pour moi, car j’aurais aimé plus apprécier cette oeuvre que je ne l’ai fait. J’ai beau lui trouver beaucoup de qualités, j’ai quand même trouvé qu’il était assez difficile d’accès.

Ceci étant dit, je ne suis pas une grande lectrice de pure SF et c’est peut être aussi cela qui joue.

Ilium, Dan Simmons
Septembre 2007
Edition Pocket, 896 pages

Note : tip top

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