Il y a déjà quelques temps, j’ai fait l’acquisition de trois coffrets DVD collector pour le prix d’un. Comme j’adore les comédies musicales (même pas honte !) j’ai donc craqué pour les DVD de Chicago (Rob Marshall), La Fièvre du samedi soir (John Badham) et Phantom of the Paradise (Brian De Palma).
Chicago, le meurtre en scène
Chicago (2002) relate l’histoire de deux femmes Velma Kelly (Catherine Zeta-Jones) et Roxie Hart (Renée Zellweger) accusées de meurtre. La première est une star de cabaret et la deuxième une femme au foyer qui rêve de monter sur les planches. Billy Flynn (Richard Gere) est l’avocat qui va s’occuper de ces deux affaires en attirant les faveurs des médias aux deux donzelles pour leur éviter la potence.
Un excellent mélange de cabaret, d’humour et drame pour ce film haut en couleurs. On danse et même en prison, si c’est pas fort ça ! On aime les chansons, les danses, les acteurs (principaux et secondaires) et l’esprit cynique du réalisateur sur les médias et le système judiciaire. C’est tout en finesse, et ça passe comme une lettre à la poste (même mieux, mais ça c’est un autre sujet :p). Petit bonus, on retrouve Queen Latifah avec toujours autant de plaisir.
En bref : C’est drôle et frais. Une excellente comédie musicale, avec un scénario bien ficelé et des musiques et chansons originales particulièrement réussies.
Mes coups de coeur : la chanson et chorégraphie de Mister Cellophane et de Cell Block Tango.
La Fièvre du samedi soir : it’s time to disco !
Un classique parmi les classiques, La Fièvre du samedi soir (1977) et son fameux « Staying Alive » made in Les Bee Gees est un film dont le pitch est assez simple : Tony (John Travolta) est le king du dancefloor dans une boîte de son quartier. Il tombe amoureux de Stephanie, qui elle aussi danse, mais tout deux viennent de milieux assez différents.
Ce n’est pas le scénario qui va nous étouffer dans La Fièvre du samedi soir ! Cependant, il faut bien avouer que je ne m’attendais à rien au niveau du scénario on est plutôt censé en prendre plein la vue et les oreilles. Pour la vue, du John Travolta qui se dandine à la mode des 70′s à du mal à convaincre le spectateur actuel de ses prouesses de danseur… Globalement, le film à mal vieilli et seule la BO (pour les oreilles) n’a pas pris une ride, ou alors une toute petite.
En bref : A voir pour pouvoir dire qu’on l’a vu… et pour la BO.
Bouh ! Phantome of the Paradise
Autant je connaissais les deux autres films, bien que je n’avais jamais vu La Fièvre du Samedi soir, autant j’étais totalement passée à côté du film Phantom of the Paradise. Quand j’ai vu la pochette du DVD avec ce masque, cet oeil bleu exorbité et cette bouche aux dents métalliques je dois bien avouer que ça m’a tout de suite plu ! Oui, j’aime les comédies musicales ET les trucs loufoques… comme quoi parfois ça n’est pas incompatible.
Phantom of the Paradise raconte l’épopée de Winslow Leach un jeune compositeur qui rêve de percer dans le monde de la musique grâce à son opéra Faust. Swan, le producteur de Death Records, recherche de nouveaux talents pour ouvrir son « club » le Paradise. Swan vole la partition de Leach et s’arrange pour le ferme emprisonner. De fil en aiguille Leach aura de moins en mois de chance, finissant défiguré et mutilé il hantera le Paradise pour se venger de Swan.
A conseiller aux vrais amateurs du genre parce qu’il faut prendre ce film au 10ème degré (peut-être bien) et ne pas s’arrêter à la dimension loufoque de la chose. Ce film ne réunit certainement pas les critiques, entre bouse et chef d’oeuvre je préfère me pencher du côté du chef d’oeuvre. Pour le coup, ce film n’a vraiment pas vieillit et pourtant il n’est pas tout jeune ! A voir au moins une fois dans sa vie pour pouvoir dire « j’adore » ou « je déteste ».
En bref : un mix du mythe de Faust, du Portrait de Dorian Gray et du Fantôme de l’Opéra version rock et déluré. Pour les amateurs de comédies musicales et d’étrange. J’ai trouvé ce film savoureux et la bande originale unique.
Mon coup de coeur : le film en général !
Image : (1) TFM Distribution



One Comment on "Let’s dance, let’s sing !"
Trackbacks
[...] le cinéma indien et quelques perles musicales se frayaient un chemin vers le haut du Box Office (Chicago, Moulin ...