Ciné séries

Galavant, le prince charmant des loosers

Il était une fois, un chevalier servant amoureux d’une très belle femme. Ils avaient tout pour eux. Il était grand, beau et fort… Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, jusqu’au jour où sa belle donzelle se fait enlever par le roi qui compte bien en faire sa femme.

Le chevalier servant se transforme bien vite en ivrogne dépressif, avachi jour et nuit sur la table d’une taverne. Tout un programme !

Après quelques coups de pieds au cul, Galavant (trop chevalier servant) sort de sa torpeur alcoolique et décide d’aller récupérer sa mie. Certes, pour cela, il lui aura fallu l’apparition divine d’Isabella. Nos deux compères ont la même guerre : venir à bout du roi Richard, le tyran qui leur a volé : royaume pour l’une et femme pour l’autre.

 

King Arthur de Galavant : Timothy Odmundson
Une série pleine de « What the fuck » 

La cour psychotique donne le La

Entre un roi tyrannique et une future reine qui chope le melon, autant vous dire que la vie à la cour est plus que palpitante pour qui est sain et sauf en ces murs. Pour les autres, c’est un peu craignos, un pas de travers et vôtre tête roule bien vite par terre.

Ah oui, j’ai omis un détail de taille.

Galavant… c’est une série « musciale », doux euphémisme pour parler de comédie musicale certes, mais surtout pour ne pas te faire peur lecteur. Personnellement, j’aime beaucoup les comédies musicales et pourtant, j’aurais eu peur si on m’avait présenté cette série sous cet angle.

A vrai dire, Galavant est à la comédie musicale ce que le second degré est à l’humour, la petite touche de fraîcheur qui vous déridera, quand bien la chansonnette n’est pas votre point fort.

 

Galavant 2 saisons en chansons
Une série où même les tyrans ont besoin de tendresse

 

Parodies et clins d’oeil à foison

Téléphoné à bien des égards, Galavant n’a pas pour ambition de briller par son suspens mais de vous emporter dans des situations incongrues où vous pourriez bien vous retrouver à fredonner une chanson sur la peste et le choléra.

L’humour ne s’arrête pas à quelques blagues bien senties, même si Galavant fait bien mieux en 20 minutes que toutes les films « comiques » que j’ai pu voir ses dernières années.

En plus de te poêler comme un gamin, Galavant jouera de tous les codes qui ont bercés ton enfance : que ce soit des pirates, des animaux fantastiques ou encore de Grease.

Oui, oui. Si ça, ça ne vend pas du rêve, je me demande ce qu’il te faut, lecteur.

Après une première saison de 8 épisodes (soit 2h40 de bonheur), Galavant a finalement rempilé avec une deuxième saison de 10 épisodes bourré d’humour et quelques guest stars (Kylie Minogue et Nick Frost par exemple). Je n’ai qu’une hâte, une troisième saison et de beaux DVD !

Une série signée Dan Fogelman avec Joshua Sasse (Galavant), Timothy Omundson (King Richard), Karen David (Isabelle), Mallory Jansen (Magdalena), Vinnie Jones (Gareth)…

 

Galavant, ma note

Note : trop de la balle

Ciné séries

Making a Murderer – Le documentaire sensation de Netflix

L’affaire Steven Avery est passée assez inaperçue en France et pourtant, elle a ébranlée les Etats-Unis avec ses moults rebondissements. Laura Ricciardi et Moira Demos sont les deux réalisatrices de ce documentaire qui défraie la chronique.

L’affaire Avery commence en 1985, 20 ans après les deux réalisatrices se penchent sur l’une des affaires criminelles qui a le plus marqué son temps et l’état du Wisconsin. Il faudra attendre le 18 décembre 2015 pour découvrir les dix épisodes de Making a Murderer sur Netflix.

Les débuts de l’affaire Avery

Steven Avery est condamné en 1985, pour l’agression et le viol d’une femme sur la plage. Dès le début de l’enquête, la police semble persuadée de la culpabilité de Steven Avery. Avery clamera son innocence à tort et à travers. Après 18 ans d’incarcération, Steven Avery est remis en liberté, innocenté par de nouvelles preuves ADN.

En 2005, deux ans après sa libération, Steven Avery est accusé du meurtre de Teresa Halbach. Encore une fois, Steven Avery clamera encore sans relâche son innocence dans cette affaire, dénonçant une machination policière.

C’est donc quelques années après sa deuxième incarcération que le tournage de Making a Murderer a commencé.

10 épisodes pour se forger une opinion

Making a Murderer pourrait être traduire de deux façons : « créer un meurtrier » suite à ses 18 années en prison pour un viol que Steven n’avait pas commis, ou encore « fabriquer un meurtrier » littéralement de toute pièce et sans aucune preuve, laissant chacun se faire son opinion sur l’affaire.

En 10 épisodes de 1 heure chaque, les réalisatrices nous immergent au cœur du procès mais aussi au sein d’une famille déchirée depuis des années par deux enquêtes et procès loin d’être parfaits. De quoi faire froid dans le dos quand on se rend compte des faiblesses du système judiciaire américain.

Innocent ou coupable, même si cela reste sans aucune doute la question la plus importante. On pourrait tous être des Steven Avery, « piégé » dans les engrenages d’un système qui présente bien des failles et des incohérences.

Après m’être laissé embarquée dans l’affaire Staircase (Soupçons en français) suivie par Jean-Xavier De Lestrade, je ne m’étais pas passionnée pour un documentaire judiciaire comme cela depuis longtemps. Making a Murderer ne combat pas du tout les mêmes affres que Soupçons ou Un Coupable idéal, et pourtant il en est tout aussi palpitant et instructif.

Préparez-vous à avoir les nerfs à vif.

Ciné séries

The Visit : barre de rire chez papy et mamy

Quand Shyamalan donne dans le comique de situation

Toujours à la recherche du film d’horreur qui me fera frémir, c’est avec un peu d’espoir que je me suis posée devant The Visit de Night Shyamalan, le réalisateur le plus inconstant auquel je puisse penser.

Malgré quelques bons opus, on se souviendra de 6ème Sens ou du Village, Night ne brille pas pour son bas goût. Il lui en faut très peu pour basculer dans la bouse nanardesque à coup d’extraterrestres dans des champs de maïs (Signe) ou de petite sirène (La Jeune fille de l’eau).

The Visit : film found footage Night Shyamalan

« J’en reviens pas, c’est quoi cette daube ? »

Cette année, l’homme au nom imprononçable revient avec un film d’horreur intitulé The Visist ou deux gamins partent quelques jours à la rencontre de leurs grands parents où des choses bien étranges se passent de jour comme de nuit.

On reprend les classiques à la Blair Witch, espérant rendre le film aussi flippant que son modèle, caméra au poing (found footage), Night Shyamalan nous propulse la plupart du temps dans la peau des gamins qui réalisent un film souvenir pour leur mère qui profite de ce voyage pour prendre du bon temps en croisière.

Comment faire peur, ou les conseils pour un bon film d’horreur

Alors, M. Shyamalan, si je puis me permettre, j’aimerais te donner quelques conseils pour que ton prochain found footage ou film d’horreur, soit un tantinet meilleur. Ne le prends pas mal, on peut tous se tromper, mais là franchement… le mec du montage a bien dû se marrer !

Réaliste tu seras

Moi, j’ai envie d’avoir peur quand je regarde un film d’horreur. Et pour avoir peur, il faut y croire, alors s’il te plait, oublie les personnages de 10 ans qui ont la maturité de Jamie Lee Curtis après 15 épisodes de Halloween avec Mickael Myers à ses trousses. Sérieux, aucun gamin ne réagit comme ceux de ton film (aucun parents dignes de ce nom non plus, mais c’est encore une autre histoire).

Nouveau film d'horreur de Night Shyamalan

« Tout va bien se passer, on est gentils, on a des cookies ! »

Crédible, la base du scénario sera

Maman n’a pas vu ses parents depuis 15 ans et envoie ses deux enfants chéris tout seuls en plein milieu de nul part en Pensylvanie pour les rencontrer. Alors là, chapeau. Dès les 5 premières minutes on rigole bien. Qui envoie ses enfants à l’autre bout du pays, sans renouer un minimum avec ses parents pour faire en sorte que tout se passe bien : madame tout le monde bien entendu !

La scatologie, tu oublieras

Grotesque par essence, l’humour pipi-caca n’a rien à faire là ! Night, ton public n’a pas 5 ans, même si cela avait été le cas, il n’aurait pas plus eu peur devant ton film. Ton arc sur les excréments, tu aurais pu l’oublier, très honnêtement, ça ne sers à rien sinon à te décrédibiliser, pareil pour l’apparition de fessiers octogénaires.

Peur, les gros plans ne font pas

Grande nouvelle pour toi, mon petit Night, il est loin le temps où un gros plan suffisait à faire peur (sil n’a jamais existé). Entre gros BOUM et gros plans inopportuns, ton film ressemble à un mauvais gif issu de l’Internet. Tu sais, les gif du genre « regarde bien cette image et cherche l’erreur » jusqu’à ce qu’un truc jaillisse à l’écran. La même, pendant plus d’une heure. C’est pas bien glorieux, rends à internet ce qui est à internet.

Un navet sans aucun goût

Certains navet ont le charme du genre : on les regarderait même avec plaisir, savourant au second degré les scènes les plus risibles du film… là encore on repassera ! Vraiment, il n’y a rien à retenir de ce film qui est l’un des plus gros navet que j’ai vu cette année.

A oublier très très vite !

(c) images Universal Picture

Ciné séries

C’est à pic, c’est The Rock, c’est un tsunami !

Quand une crevasse déchire la surface de la Terre, elle engouffre tout sur son passage. Tout… pas vraiment, Dwayne Johnson lui ne s’appelle pas The Rock sans raison ! Le Bruce Willis à la sauce WWE craque les manches de son t-shirt pour sauver sa famille et péril, le Monde lui, il peut aller se faire voir.

Catastrophe sur catastrophe, ce n’est pas le roulement des pales de l’hélico de The Rock qui a causé les épisodes apocalyptiques de l’ouverture de la faille de San Andreas, ni le tsunami qui en a suivi… En revanche, on se souvient bien qu’il a envoyé paître son ex-femme au tout début du film, quand tout allait encore bien.

Si le battement d’ailes d’un papillon peut causer un ouragan, il suffit de regarder Sans Andreas pour se mettre dans la peau du scénariste imaginant l’effet d’un haussement de voix de Dwayne Jonhson. Sauve qui peut !

La catastrophe naturelle, le ciment du couple

Entre deux épisodes apocalyptiques, Dwayne et son ex chère et tendre s’adonnent à la thérapie de couple. Recollons les morceaux quand tout part à volo en allant secourir fillette perdue au beau milieu d’une ville sans dessus dessous.

Il faut avouer qu’il y a du pain sur la planche avec un background psychologique aussi développé que dans San Andreas. Suite à la noyade de leur deuxième fille (que Dwayne n’a pu sauver, BOUH NULLOS), le couple n’a pas survécu et madame a refait sa vie avec un riche trou du cul, lâche et égoïste.

"Bon Dwayne, tu bouge ton tas de muscles pour sauver le monde, je vais pas rester avec Monsieur Trou Du'c  tout le film". Analyse sémiologique.

« Bon Dwayne, tu bouges ton tas de muscles ici, je vais pas rester avec Monsieur Trou Du’c tout le film ».

Note pour les scénaristes : les personnages tout noir ou tout blanc c’est un peu surfait quand même. Les nuances de gris sont pourtant à la mode…

Rassurez-vous, il ne faudra pas grand chose pour arranger cette tragédie familiale ! Comme quoi, un tsunami ça peut être chouette, pas vrai ? Il ne faudra pas plus d’une séance psy « hélico », « voiture » puis « bateau à moteur », pour remettre les choses à leur place et le héros bodybuildé au premier rang.

Teenage survivor, finger in the nose

Fillette, justement, qui après s’être retrouvée prise au piège dans une voiture, s’en sort in extremis grâce à l’ingéniosité de Monsieur-tout-le-monde qui est prêt à risquer sa vie (et celle de son petit frère) pour les beaux yeux de la donzelle, avec qui il n’avait échangé qu’une poignée de mots plus tôt.

Note pour moi-même : le coup de foudre, le vrai, c’est filer dans le parking sous terrain d’un gratte ciel qui s’effondre pour sauver quelqu’un qui s’y trouve « peut-être ».

San Andreas coule sous le ridicule

Où est Leonardo  ?

Heureusement pour ce trio de choc que rien n’arrête (Fillette, Monsieur-Tout-Le-Monde et le gamin), Fillette (Blake) à la chance d’avoir Dwayne Jonhson pour père, il semble donc naturel que Mc Gyver et James Bond soient ses parrains. Le hasard fait bien les choses quand il faut construire de bric et de broc un téléphone pour joindre papounet qui parcourt les airs à sa recherche.

Etrangement pratique, lors du plus gros séisme de tous les temps, le téléphone fonctionne du premier coup et elle a tout juste le temps de faire un récap’ de la situation à papa et maman avant que la ligne ne se coupe.

Note pour Blake, Monsieur-Tout-Le-Monde et le gamin : jouer à la loterie dès que les boutiques auront rouvert.

Ils vécurent heureux et retrouvèrent les enfants

Non, rien de rien, je ne vous spolierai rien. Ou si peu.

Car franchement, il suffit de regarder l’affiche et le casting (le synopsis aussi, pour les plus braves d’entre vous), pour savoir d’avance le moindre rebondissement du film. Hautement comique à l’insu de son plein grès – oui, vous avez bien compris le sous texte : « ridicule » – San Andreas est un florilège de clichés et d’invraisemblances.

Voilà ce qui arrive quand on claque toute sa tune dans les effets spéciaux et qu’on n’a plus rien pour le scénario. On en arrive à survivre à une énorme vague de tsunami en zodiac. Oui oui, sans aucun doute la meilleure scène du film, à pleurer de rire.

SUSPENS ! VA-T-IL SAUVER SA DERNIERE FILLE ?

SUSPENS ! Va-t-il sauver sa deuxième et dernière fille ?

Noté en moyenne 3/5 sur Allociné, je lui accorderai très généreusement 0,5 point pour les effets spéciaux (c’est bien fait, y a pas à tortiller) et 0,5 point pour le ridicule à en pleurer de rire.

En bref, un total de 1/5 !

Ciné séries

Seul sur Mars – Matt Damon sauvé par les patates de l’espace

Se retrouver seul au milieu de nul part est certainement l’une des angoisses les plus fréquentes. Imaginez alors que ce nul part soit Mars, la planète désolée où il est impossible de survivre sans matériel, équipement et nourriture. L’endroit parfait pour jouer au parfait survivor de l’extrême. Bear Grylls n’a qu’a bien se tenir !

Mark Watney (Matt Daemon) est le botaniste d’un groupe d’astronautes en mission sur la planète rouge. Une tempête menace la sécurité de l’équipage – si tant est qu’on appelle cela comme ça dans l’espace – qui décide de reprendre leur navette direction la Terre.

Et là, badaboum, Marc est touché par un débris en pleine tempête, ses vitales s’affolent et ses compagnons le laissent pour mort. Sauf que, je vous le donne dans le mille, il était simplement assommé ! Le pauvret se retrouve seul face à l’immensité désertique et cherche toutes les solutions possibles pour survivre et entrer en contact avec la NASA (question qu’on vienne le sortir de là quoi).

Ridley Scott signe avec Seul sur Mars un huit clos pas vraiment haletant. Pourtant, il y avait de quoi faire avec une planète entière à disposition. Inspiré du roman éponyme de Andy Weir (que je n’ai pas lu, vous n’aurez donc pas de laïus sur sa fidélité romanesque), le spectateur est invité à vivre le calvaire de l’homme le plus observé de la planète Terre pendant 2h20mn. Oui, c’est long 2h20, et pour être tout à fait franche, on les sent un peu passer.

Matt Damon, très certainement sponsorisé par Prozac, ne vit pas un seul moment de déprime ou de coup de panique, il est le Géo Trouvetout moderne que rien n’effraie. Ce vrai héros hollywoodien à la Bruce Willis, n’a pas une once de doute quand il démonte, tripatouille ou vidange ses uniques moyens de survie.

Il n’a pas non plus l’idée fugace de s’ouvrir le scaphandre en pleine pampa martienne pour que le délire s’arrête là d’un coup. Pas vraiment réaliste comme personnage, qui d’ailleurs ne maigri pas tant que ça pour un type qui mange une demi patate par jour pendant des mois.

Matt Ingalls in da place !
Matt Ingalls in da place !

Mais bon, outre quelques petits détails (et, d’après internet, quelques arrangements avec l’espace), il se laisse tout de même bien regarder ce petit film. Ne soyons pas peau de vache avec l’homme qui a fait pousser des patates sur une planète hostile dans 10 cm de terre, Seul sur Mars est un bon film de science fiction gentillet, sans malheureusement rien n’avoir d’un grand. Entre le jet pack « manuel » et le manège enchanté dans l’espace, Seul sur Mars nous offre quelques scènes un poil risibles.

C’est bien dommage, ces petites longueurs qui entachent ce film plutôt sympatique pour découler à une fin si convenue (Hollywooood !). Heureusement pour nous, pauvres terriens, entre deux envies de regarder notre montre, nous serons divertis par une petite blague qui relancera l’intérêt du film. Ridley a troqué la déprime (la colère, le dénie, la résignation, tout ce que l’on pourrait attendre quoi) de son personnage par quelques traits d’humour bienvenus. Quitte à avoir un personnage totalement idéalisé, autant qu’il nous fasse rire.

Un gentil divertissement qui tombe à point nommé pour s’intéresser de plus près à l’expédition 50 à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS) qui embarquera, entre autre, en novembre 2016, l’astronaute français Thomas Pesquet.