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Les Orphelins Baudelaire à la mode Netflix

L’affreux conte Olaf reprend du service sur Netflix ! Violet, Klaus et Prunille n’ont pas fini de déchanter au cours de leurs désastreuses aventures. La série, qui a été ajoutée au catalogue Netflix le 13 janvier, était plus qu’attendue des fans de Lemony Snicket (auteur des romans) et de Neil Patrick Harris qui laisse tomber sa recherche effrénée de conquêtes féminine pour prendre le relais de Jim Carrey.

Les orphelins malins au pays des adultes crétins

Violet, Klaus et Prunille sont trois enfants particulièrement savants qui s’amusent à construire des inventions en combinant les spécialités de chacun (physique, mathématiques, manuelles…). Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire débutent réellement quand les trois bambins apprennent la mort de leurs parents et qu’ils se retrouvent confiés à un obscure Conte Olaf dont ils n’ont jamais entendu parler.

Comme un malheur n’arrive jamais seul, ce Conte Olaf n’est qu’un imposteur de petite facture qui essaiera de tout mettre en place pour s’accaparer la fortune dont les orphelins Baudelaire hériteront à la majorité de Violet.

Violet, Klaus et Prunilles les Orphelins Baudelaire de Netflix

Cocktail de Burton et de Wes Anderson à la sauce jeunots

La bande annonce en laissait entrevoir la couleur, mais la série est bien dans les tons colorés, parfois fantasmagoriques (quelle demeure que celle du conte Olaf), et surtout complètement fantastique. Pour ma part, je retrouve bien l’univers des romans et je n’ai rien contre cette surenchère visuelle qu’on retrouve à la fois chez Tim Burton et Wes Anderson.

Neil Patrick Harris est plutôt bon en détestable Conte Olaf, il faut dire qu’il est physiquement bien apprêté pour endosser ce rôle de vilain ridicule un peu benêt qui se fait démasquer par une fratrie d’enfants qui n’ont pas dit leur dernier mot.

Quand bien même les vrais héros de l’histoire sont les trois orphelins Baudelaire, le vrai personnage que tout le monde attend est bel et bien le Conte Olaf (comme très souvent, les méchants sont les meilleurs !) que l’on retrouve avec plaisir dans des déguisements plus farfelus les uns que les autres.

Adaptation des romans Orphelins Baudelaire de Lemony Snicket

Des livres à la série, l’adaptation réussie

Il y a bien longtemps, j’avais commencé à lire Les Désastreuses aventures des orphelins Baudelaire, et même si j’avais dépassé de loin l’âge cible de ces courts romans, j’avais bien accroché à l’écriture assez originale de Lemony Snicket (à la fois auteur de narrateur, dans les livres comme dans la série).

Pour moi, c’est une adaptation assez fidèle (je n’ai pas encore vu le film avec Jim Carrey – qui est aussi sur Netflix – donc je ne pourrais pas faire de rapprochement avec celui-ci) et on retrouve bien le découpage des intrigues des livres dans les épisodes. J’avais un peu peur que la série traîne en longueur, car mine de rien les romans sont assez courts et qu’il est fréquent que les adaptations télé profitent de leur succès pour étirer au maximum des intrigues qui n’en ont pas besoin (le syndrome Olive et Tom où une traversée de terrain peut tenir sur 10 épisodes).

Pour le coup, le rythme est bon, les personnages aussi, même si on ne doute pas que les orphelins vont se sortir de leurs périples sans trop de problème. En bref, une bonne série qui ravira les grands et les plus jeunes tout en étant très pédagogique (c’est un aspect que j’aime beaucoup, les adultes utilisent et expliquent beaucoup de mots « compliqués », qui ne sont pas dans le langage courant d’un enfant, mais les Baudelaire sont hors norme et comprennent tout, tout de suite). Un moment très sympa de télé !

Note : trop de la balle

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Critique film : John dies at the end

Ovni cinématographique, John dies at the end est un film de Don Coscarelli sorti en juillet 2014 directement en DVD. Néophyte complète de Don Coscarelli, je ne savais absolument pas à quoi m’attendre quand j’ai lancé ce film sur Netflix. Si vous aimez les films déjantés, loufoques mais avant tout le savant mélange d’humour et d’horreur, John dies at the end vaut certainement le coup d’oeil.

John dies at the end, le film qui allie humour et horreur

Je n’avais pas bien compris où je mettais les pieds quand j’ai lancé le streaming de John dies at the end. Il m’a fallu plusieurs minutes pour me remettre du ressenti « what the fuck » des premiers instants et surtout d’essayer de comprendre la trame narrative.

Dans ce joyeux bordel, je crois avoir jeté l’éponge à l’apparition du monstre en viande surgelée. Quand je dis « jeter l’éponge », il ne s’agit pas d’arrêter de regarder le film, que nenni, mais plutôt de me laisser porter par l’histoire sans chercher à comprendre l’intrigue et au déroulement global de ce film qui est un gros noeud de n’importe quoi. Sans se prendre une seconde au sérieux, on se retrouve parachuter dans un univers entre Evil Dead et Tucker and Dale fightent le mal.

Après Pyramid Head, Turkey Head, le monstre de viande surgelée
Après Pyramid Head, Turkey Head, le monstre de viande surgelée

Démons et monstres invoqués par le pouvoir de la Soy Sauce

Adapté d’une nouvelle de David Wong, John dies at the end, est l’histoire de deux grands ados (on ne va pas aller jusqu’à dire adultes) qui ne font pas grand chose de leur vie. Mais ça, c’était jusqu’au jour où ils ont eu à faire à une drogue sur puissante, la « soy sauce » (ou en français, la sauce soja). Les portes de mondes parallèles s’ouvrent devant eux, laissant échapper démons et monstres en tout genre.

Entre moustaches volantes belliqueuses, poignée de port… disons membrée, médium de pacotille, monstre de viande et communication post-mortem grâce à un hot dog, John Dies at the end n’aura de cesse de vous surprendre, personnellement dans le bon sens du terme.

Critiques acerbes pour John dies at the end

Après quelques petites pérégrinations sur internet pour en savoir un peu plus sur cet extra terrestre du cinéma, j’ai découvert pas mal de détracteurs du film, des grands amateurs de Don Coscarelli (connu pour sa série de films Phantasm, ainsi que Bubba Ho-Tep), qui n’auraient pas retrouvé leur maître dans cette adaptation.

Pour la newbie de Don Coscarelli que je suis, je dois dire que je suis plus qu’intriguée par le reste de la cinématographie du monsieur, et que loin de m’en dégouter, j’ai très envie de découvrir ce qui est reconnu comme étant bien meilleur que John dies at the end. J’ai adoré les effets spéciaux parfois très home made à la limite du carton pâte qui se marie pour moi à la perfection avec l’ambiance du film (avec un budget ridiculement petit de 300 000 dollars je suis même surprise qu’ils aient réussi à faire ce film).

Rendez-vous dans un resto chinois avec une piquouze de Soy Sauce, logique.
Rendez-vous dans un resto chinois après un shoot de Soy Sauce, logique.

Le cul entre deux steacks, un avis en demie teinte

Même si j’ai beaucoup aimé la fraîcheur de John dies at the end, je dois dire que je ne l’ai pas trouvé exceptionnel. Je lui ai trouvé pas mal de lacunes, notamment scénaristiques, quelques décrochages bien dommage qui m’ont parfois fait perdre l’intérêt du film.

Certes, le parti pris du grand n’importe quoi est tenu, mais parfois on frôle le brouillon et le flou qui laisse le spectateur plus que perplexe devant la suite des événements. Ceci étant dit, c’est le principal et peut-être l’unique reproche que j’ai à faire à John dies at the end, qui m’a quand même valu quelques bons éclats de rire.

De manière générale, j’ai quand même passé un très bon moment ce qui m’a largement suffit à laisser de côté les approximations scénaristiques. Il aurait pu être mieux ficelé, mais ça reste tout de même du grand n’importe quoi de talent.

En bref, critique de John dies at the end

Un film singulier qu’il ne faut pas manger, pour les amateurs du genre loufoque, drôle et horrifique. Un mélange qui n’est possiblement pas pour tout le monde et qui pourtant donne une grande bouffée d’air frais. Les acteurs portent très bien leur personnages, on appréciera les clins d’oeil à la culture populaire. Un bon moment à vivre en DVD ou sur Netflix.

 

Note : tip top

John dies at the end
Réalisateur : Don Coscasrelli
Acteurs : Chase Williamson, Rob Mayes, Paul Giamatti
Sortie : juillet 2014 (en DVD)

 

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I am the pretty thing that lives in the house

Pour Halloween, Netflix diffuse sur sa plateforme de streaming le film I Am The Pretty Thing That Lives In The House (de Osgood Perkins), suite au Toronto Film Festival. Distribué comme un film d’horreur, il faut remanier un peu se postulat pour les habitués du genre. Chers amateurs de giclées sanglantes, de tripailles, de frissons, de nerfs en boules… passez votre chemin.

Outre mon opinion assez négative sur I Am The Pretty Thing That Lives In The House, je dois avouer que je cherche encore en quoi ce film pourrait être qualifié de thriller ou de film d’horreur.

i am the pretty thing film horreur critique

Meurtre et phénomène paranormal ne suffit pas faire régner le suspens et la crainte. Pour tout dire, I Am The Pretty Thing That Lives In The House est un film relativement planplan… soyons plus sympa, contemplatif.

En soi, pourquoi pas (d’ailleurs, j’ai trouvé la direction artistique assez bonne), mais le scénario lui même est assez mauvais, sans aucun élan dramatique.

En bref, un film joli, mais longuet malgré ses 87 minutes où on l’attend la mort avec beaucoup, beaucoup, d’ennui. Aucune réponse, aucune explication, aucune raison à rien. Un gros raté et une perte de temps.

Ce film n’a malheureusement absolument aucun intérêt…

I Am The Pretty Thing That Lives In The House
Sortie : 2016
Réalisateur : Osgood Perkins.
Durée : 1h27
Casting : Ruth Wilson, Lucy Boynton, Bob Balaban, Paula Prentiss, Erin Boyes…

I am the pretty thing film d'horreur raté

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Miss Peregrine et les enfants particuliers, le film

Après avoir dévoré les romans, j’attendais le film avec impatience… une impatience fortement teintée de craintes et de doutes. Autant couper court : j’ai été très déçue par cette adaptation.

Remettons les choses dans leur contexte. Il y a quelques temps, je vous parlais ici des romans de Ransom Riggs, Tim Burton semble avoir eu carte blanche et feu vert pour adapter le premier tome de la saga de l’auteur. Une chose est sûre, on ne pourra pas lui reprocher d’avoir fait un simple copier coller.

 

Un casting détonnant pour un Miss Peregrine décevant

Entre Eva Green et Samuel L. Jackson, Rupert Everett ou encore Julie Dench, il y avait de quoi envoyer du lourd et pourtant, les rôles principaux (qui ne sont pour moi, ni l’un ni l’autre) n’ont pas à rougir : Asa Butterfiel dans le rôle de Jacob, Ella Purnell dans le rôle de la flamboyante Emma.

De ce côté là, rien à dire. Tout ce petit monde (et bien plus encore) se donne la réplique sans aucun accroc. Là où le bât blesse, c’est bien dans le scénario lui même. Comme quoi, il ne suffit pas d’avoir quelques grands noms à l’affiche pour nous captiver à l’écran. Au risque de paraître élitiste merdique, les bouquins sont quand même autrement meilleurs !

 

Un film qui fait la différence : le grand écart scénaristique

Fondamentalement, je ne peux pas dire que le film Miss Peregrine et les enfants particulier soit mauvais. La direction artistique est belle et j’ai aimé le traitement des sépulcreux (ou creux pour les intimes) et ce n’était pas facile à mettre en image. A part ça… hé bien… pas grand chose malheureusement.

Miss Peregrine et les enfants particuliers, Burton

 

Le scénario est planplan, le film bien trop long et l’intrigue complètement bâclée. Le film efface complètement la trame du roman pour créer une nouvelle histoire, une nouvelle intrigue et résolution. Moi qui avait lu les deux premiers romans, j’ai trouvé cette tournure assez étonnante… mais pas dans le bon. Pour un film aussi lent, c’est une hérésie de bâcler l’intrigue et sa résolution.

Le « grand méchant » (et sa clique) fait des apparitions éclaires, il n’inspire absolument rien au spectateur : ni crainte, ni charisme, rien. La résolution de l’intrigue (aussi différente qu’elle soit) tombe comme un cheveux sur la soupe. En bref, un carnage ! Et pourtant, il y avait de la matière à faire quelque chose de bien.

En bref, un film qui tombe encore une fois dans l’écueil de l’esthétique vide de sens. De beaux effets spéciaux et un casting sympa n’ont jamais engendrés de chef d’oeuvre… et pour le coup, je me suis vraiment ennuyée.

Dommage pour ce rendez-vous loupé.

Miss Peregrine et les enfants particuliers
Sortie : octobre 2016
Réalisateur : Tim Burton
Casting : Eva Green, Asa Butterfield, Samuel L. Jackson, Judy Dench, Rupert Everett, Allison Janney, Ella Purnell,…

critique : tout pourri

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Film – Deadpool, le héros 9gag

Un tantinet grossier, un poil revanchard et la langue bien pendue, Deadpool s’illustre comme le désodorisant pour Marvel, fraîcheur eucalyptus sauvage.

Ouvre tes bronches et rigole un bon coup, le trio schyzo Wade Wilson, Ryan Reynolds et Deadpool vont t’en mettre plein les mirettes et te désencrasser les conduits auditifs.

 

Deadpool super héros et anti Xmen

The Deadpool Poets Society

Deadpool, l’histoire du mal aimé

Si Deadpool était très attendu par ses fans, j’ai cru comprendre de source NeuNeu que les dits fans n’étaient pas « si » nombreux… toutes proportions gardées bien entendu. Du coup, le film s’annonçait plutôt comme un désastre assuré doublé d’un budget relativement ridicule en prime de quoi on lui collait Ryan Reynolds, quand il n’iradie pas de vert, ne brille pas par ses apparitions cinématographiques.

Ceci étant dit, c’est comme ça que Magalie a gagné la Star Academy (me demande pas comment je me souviens de ça), les rebus et mal aimés, tout le monde aime ça, surtout quand on ne les a que sur écran. Juste question d’envoyer un gros fuck à on-saits-pas-trop-qui, mais de l’envoyer quand même. Deadpool se la joue second degré et défonce le box office à coup de coeur avec les doigts latexés de rouge et noir.

 

Deadpool une histoire d'amour et de vengeance

La promo la plus génialisme et what the fuck de Deadpool

Ajax, le tendon d’Achille de Wade Wilson

Deadpool, c’est le nom de scène de Wade Wilson. Wade, lui c’est un mercenaire urbain. Le genre de type qu’on engage pour tabasser son voisin voyeur. Il arrive un truc à Wade, du genre moche et ce truc ça le fait devenir vraiment moche. Comme s’il avait été plongé dans un bain de javel. Et qui donc à fait ça ? Monsieur propre miniature, j’ai nommé, Ajax. Mais lui, pour de vrai, il s’appelle Françis… j’avoue, ça pue pour un méchant, y avait bien besoin d’Ajax.

Si on vous la fait en bref : Wade s’adapte très bien à ses supers pouvoirs en revanche il l’a plutôt mauvaise de se taper une face de steak haché. Du coup, il voit rouge et décide de retrouver crâne d’oeuf, le seul sur cette Terre à pouvoir lui faire un lifting avant de le réduire en bouillie.

 

Deadpool film du héros mal aimé

XOXO, Deadpool Boy

X-Men au rabais et sauce piquante

Si l’aventure du plus trivial des non super-héros ne manquera pas de vous divertir, les X-Men eux, en prennent plein leur grade. Et franchement, c’est un plaisir ! Pourtant, j’adore X-Men (si on excepte Wolverine) mais je ne peux que saluer ces touches d’humour fort bienvenue. Fini les bons sentiments et la morale à deux sous. Deadpool s’en porte garant !

Dès le début du film, on en prend plein la tronche avec un générique original, qui déboîte visuellement et bourré de détails qui vous préparerons à la suite des événements… qui sera largement à la hauteur. Des blagues parfois pipi caca, mais surtout, un sens aigu du divertissement : des yeux et des oreilles, vous ne saurez plus où donner de la tête.

Ma seule inquiétude, qu’ils n’arrivent pas à se réinventer pour le deuxième opus de Deadpool, parce que vu le carton mérité du premier, il y a vraiment de grandes chances qu’une suite voit le jour !

 

Deadpool, ma note

Note : trop de la balle