DIY

Test : Waffle Sweater de We Are Knitters

Nul besoin de présenter We Are Knitters pour tous les tricopathes qui pourraient passer par là, mais pour les autres curieux, disons que We Are Knitters (ou WAK pour les intimes), c’est un peu l’équivalent d’une box tricot. Il suffit de choisir un modèle à tricoter, la couleur de la laine, et on reçoit un kit complet pour faire le modèle choisi (avec ou sans aiguilles selon l’équipement donc vous disposez déjà.

J’avoue que WAK m’a fait de l’oeil pendant très très longtemps, et comme à chaque fois, sur le coup je me suis dit que c’était un peu cher pour un kit de tricot dont je ne pouvais pas tripatouiller la laine pour savoir si elle était assez douce pour moi (petite nature du gratouilli  laineux, bonjouuur !).

Et puis, Noël est arrivée, et ma soeur a eu la merveilleuse idée de m’offrir le kit Waffle Sweater couleur bleu chiné (si belle couleur !!).  Le Waffle Sweater est un modèle de pull qui promet chaleur (grâce à son épaisseur), mais aussi confort (grâce à son amplitude) et surtout grande classe (grâce à un point ultra facile, mais qui claque, la double maille !).

L'épaisseur du pull plié, si ça ne cri pas douceur et volupté !
L’épaisseur du Waffle Sweater de WAK plié, si ça ne cri pas douceur et volupté !

 

Dans un kit We Are Knitters on trouve quoi ?

L’argument de vente est assez simple : un kit = tout le nécessaire pour faire un pull (ou bonnet etc). Sauf l’aiguille à coudre et la paire de ciseaux, mais bon… on va pas chipoter quand même.

  • le nombre de pelotes nécessaires pour faire le pull (supposément, mais personnellement en ayant suivi le patron à la lettre, j’ai bien failli manquer de laine, en tout cas, j’ai du monter le pull avec une laine différente puisqu’il ne m’en restait plus)
  • des pieux… pardon, aiguilles en bois (mes préférées) de 8mm
  • le patron
  • un peu de pub pour WAK
  • et le tout dans un joli sachet cartonné.

 

Waffle Sweater : The Petite Wool, la laine made by WAK

Tout d’abord, parlons de la laine (The Petite Wool). 100% péruvienne… soit disant ultra douce et bien épaisse (à savoir que pour WAK, c’est de la laine fine… qui se tricote en 8, autant dire qu’elle est loin d’être fine). La dessus, il n’y a rien à dire, la laine est une petite merveille. Elle est moelleuse et douce à souhait (sans jamais avoir été lavée. En tricotant le pull on se rend compte de son pouvoir de rétention de chaleur… on aurait envie de s’enrouler dedans tout de suite.

Petit bémol, mais c’est peut être dû à l’épaisseur de la laine, je dois avouer qu’à plusieurs moment, ma laine s’est cassée au montage du pull (quand j’en avais encore assez pour le monter avec ma laine). Ca à le don de m’énerver, surtout quand je me vois arriver au bout de la micro boulette de laine qu’il me reste, ça rajoute des noeuds à l’ouvrage. Bref, c’est pas cool.

Outre ce désagrément, et les quelques raccord un peu cochon que j’ai trouvé dans 3 de mes pelotes, rien à signaler. Je n’ai pas encore lavé mon pull, donc je ne peux pas juger de la tenue de la laine dans le temps.

Le Waffle Sweater avant montage... la dernière manche et tout ce qui me restait de laine pour finir. J'ai eu des sueurs froides sur les derniers rangs de la manche, je l'avoue (surtout que le coloris est épuisé !).
Le Waffle Sweater avant montage… la dernière manche et tout ce qui me restait de laine pour finir. J’ai eu des sueurs froides sur les derniers rangs de la manche, je l’avoue (surtout que le coloris est épuisé !).

 

Un patron en taille unique

Concernant le patron, j’ai été surprise par deux choses. La première a été sans aucun doute la taille du patron. Autant dire que tout a été casé dans un minimum d’espace. Si vous êtes myope, vous avez intérêt à faire une photocopie en 150 ou 200%. Au prix du kit, j’ai trouvé ça un peu particulier. Ca ne laisse pas beaucoup de place pour faire des annotations si on fait une modification.

Ca rend parfois le patron un peu difficile à suivre et à mon sens ça n’aurait pas coûté grand chose de le faire un peu plus esthétique et aéré. Autre aspect un peu étrange, on choisi la taille du patron en achetant le kit, mais si on veut faire une taille différente plus tard… il va falloir deviner le nombre de mailles en plus ou en moins.

 

Tricoter un pull : le patron facile

Cependant, aucune difficulté particulière à suivre ce patron qui pour le coup est très simple. Il n’y a pas besoin d’avoir des connaissances très poussées et il me semble qu’il est vraiment à la portée de tout le monde. Autre point positif majeur… tricoter en 8mm ça veut aussi dire voir votre pull monter à une vitesse folle.

Soyons réalistes, j’ai tricoté mon premier pull en aiguilles de 3mm et j’ai cru ne jamais en voir le bout. Alors que là, la satisfaction du projet fini arrive très vite et peu rassurer bien des débutants à se lancer dans d’autres projets.

Test du kit tricot wak waffle sweater
Waffle Sweater fini : super doux et super chaud !

Le plus important : le pull fini

Après avoir pinaillé sur ceci ou cela (même si pour moi le gros point noir a été le manque de laine), je dois quand même avouer que j’adore mon pull fini. Je trouve la laine tricotée simplement géniale et j’espère qu’elle résistera bien au temps et aux lavages.

J’ai aimé la rapidité du patron, la bonne facture des aiguilles, (même si j’ai trouvé qu’elles étaient pas assez polies sur le bout, ça viendra avec le temps) et le fait d’avoir un tout en un : le patron, les aiguilles et la laine. Il est fort probable que je commande de nouveaux chez WAK, je ne sais pas encore si ce sera seulement de la laine ou un kit complet. Je vais d’abord finir mes encours avant d’en ajouter un !

Note : trop de la balle

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Blablations tricots : entre en cours et stock de laines

Il y a quelques semaines, j’ai pris de bonnes résolutions tricot. Ben oui, ça existe. J’ai organisé mon « stash » de laines (merci à la poubelle Ikea en fer qui remplie très bien la fonction de coffre secret !)… comme je venais d’en rapporter de Oslo c’était le moins que le pouvais faire.

Ravelry, socialement tricopathe

Puis, je me suis décidée à mettre mon Ravelry à jour (pour les tricopathes qui ne connaissent pas, c’est une super plateforme qui permet des tonnes de choses que je n’utilise pas – encore – comme télécharger des patrons, suivre d’autres tricopathes, renseigner son stock de laines, ses aiguilles et crochets, sa liste d’envie, etc).

Rejoignez la communauté Ravelry, douce comme un agneau ;)

Pour être honnête, pour l’instant je l’ai fait que la partie émergée de l’iceberg, j’ai mis à jour mes projets, ajouté des photos de ceux qui sont finis, supprimés ceux que je n’ai jamais fait et modifié les progressions des en cours.

Et c’est là que je me suis rendue compte que j’avais beaucoup de patrons dans mes envies, un peu de laine qui dort et surtout… quelques en cours qui sont au point mort depuis des mois voir des années.

Bonne résolution : finir tous les projets en cours

Le pull tête de mort, modèle Phildar

Cette bonne résolution s’est imposée à moi à cause du pull maudit. Ce pull maudit (qui a une énorme tête de mort, noter l’ironie du sort) est sur mes aiguilles depuis plus d’un an. Je n’ai aucun problème avec, il est plutôt simpliste à tricoter mais… il a été perdu pendant des mois et des mois. Impossible de remettre la main sur mon sac qui contenait le patron, la laine, le dos fini et le devant bien commencé.

projet-maudit-pull-tete-mort-phildar

 

Le pull maudit : devant, dos et manche n°1 pliés

Ce pull est doublement maudit, car en plus d’avoir disparu pendant longtemps, il s’agissait d’un cadeau pour une amie (le premier pull que je fais pour quelqu’un d’autre) et du coup, je suis complètement dans les choux pour l’offrir. J’ai remis la main dessus il y a quelques semaines et depuis, je l’ai repris dans le but de le finir. Résolution de base, je ne touche rien d’autre tant qu’il n’est pas fini.

Il ne me reste plus qu’à finir la deuxième manche, faire le col et coudre l’ensemble (beurk, je détester faire les coutures… mais je n’ai pas osé revoir le patron pour le tricoter en rond et remonter des mailles ensuite pour faire les manches.

La couverture Vasarely, le projet de mille ans

Crochet Along Vasarely

 

Des p’tits cubes ! 

Cette fois, je triche un peu, ce n’est pas du tricot, mais du crochet et d’ailleurs mon premier projet crochet. Il aurait pu me faire détester la bestiole, mais non, j’aime toujours crocheter… peut-être un peu moins que le tricot mais c’est surtout les modèles tricots que je préfère.

Cette couverture, je l’ai commencé lors d’un CAL (CAL Vasarely)  en… mai 2103. On ne JUGE PAS. Et depuis… ben… elle dort. Elle a quand même beaucoup avancé, et j’ai crocheté un nombre astronomique de losanges :

  • 61 cubes assemblés : soit 183 losanges assemblés en cubes
  • Sur ses 61 cubes, seulement 53 sont assemblés en lignes pour faire la couverture (encore de la couture, toujours de la couture)
  • 13 demi losanges pour les côtés, montés sur la couverture

Crochet Along Vasarely

 

Et des losanges en attente !

Mais, il me reste encore dans ce qui est déjà crocheté :

  • 11 losanges à assembler en carrés
  • 8 carrés à assembler dans la couverture
  • 10 demi-losanges pour les côtés

Je ne sais pas combien de pelotes sont passées… mais un nombre relativement faramineux et il m’en reste encore : 3 grises claires, 3 grises foncés et 3 rouges entières plus des fins de pelotes que j’utilise pour les (nombreuses) coutures. Je ne compte pas non plus le nombre d’heures passées dessus, mais on peut dire que ça m’a occupé pas mal de temps… et que vu ce qu’il me reste, ça m’occupera encore un certain temps !

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Couleurs un peu cracra, mais ça donne une idée de sa taille actuelle (spottez bien le cube à l’envers en plein milieu d’une ligne… hum)

cal-vasarely-couverture-progression

 

Epaisse, moelleuse et toute douce !

Je pourrais m’arrêter là où j’en suis de la couverture, mais je la trouve un peu juste niveau taille (le patron le confirme, j’ai fait à peine plus de la moitié), autant dire qu’elle tient bien chaud vu la densité de la bête !

Une fois le pull maudit fini, ça sera le retour de la couverture de mille ans de refaire son apparition dans ma pile de To Do.

Entre amineko et couverture de fin de laines

Mes derniers projets en attente sont un Amineko (depuis l’été dernier), j’ai recommencé à jeter un oeil aux amigurumi en faisant mes cactus, il faudrait que je fasse la peau (si je peux le dire ainsi) à l’un des chats les plus célèbre de l’internet.

En rangeant mon stock de laines, j’ai trouvé beaucoup de pelotes à moitié entamées qui ne servent plus à grand chose. J’avais envie de faire une petite couverture pour mon chien l’hiver, on ne peut pas dire qu’il soit fin esthète, alors il se moquera éperdument des couleurs peu assorties et au moins, ça videra les laines dont je ne me servirait pas à bon profit. Je l’ai aussi commencé au crochet, façon granny squares géant, pour des questions de pratique.

Le crochet est plus simple à laisser en attente, c’est aussi peut être un peu plus solide que le tricot pour les dents et les griffes d’un chien et je ne risque pas de perdre de mailles en le faisant d’un oeil plus que distrait !

Les projets tricot qui me font de l’oeil

Ces deux derniers projets sont bien moins importants à mes yeux, ils ne  m’empêcheront pas de commencer autre chose en attendant, mais je vais essayer de me tenir à un projet crochet et un projet tricot en même temps (on peut rêver).

Le fameux pull Herbarium par ittybitty

Ma liste d’envies, elle, est pleine à craquer. Je voudrais retenter des chaussettes (mais pas des fines chaussettes à mettre dans des chaussures, plutôt des bien épaisses pour des bottes ou qui serviraient de chaussons), mon pull Fair Isle (ou quelque chose dans ce goût), un pull Herbarium qui me fait de l’oeil sur pas mal de blog ou encore un châle (cela fait bien trop longtemps)… et je crains de ne pas être exhaustive.

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Crocheter des Amigurumi, les tutos vidéos

Il y a quelques jours, j’ai découvert de super tutoriels vidéos pour créer des Amigurumi. Amigurumi ? Mais si, vous savez, ces peluches faîtes en laine qui ont le vent en poupe ! On en voit de toutes les sortes, des poupées, des animaux, des aliments même… et des plantes.

Rien ne résiste au Do It Yourself !

Au cours de mes recherches de patrons gratuits et simples (tant qu’à faire), je suis tombée sur la chaîne Youtube de Jayda InStitches, une bloggeuse et Youtubeuse canadienne passionnée de laine et de crochet. Ses tutoriels sont vraiment géniaux, détaillés, et toutes les étapes sont en vidéos. Aucune raison de se foirer !

Découvrir le blog de Jayda et sa chaîne Youtube

Pour mon premier test, j’ai choisi le cactus, déjà parce que j’adore les cactés, mais aussi parce qu’il était petit et me semblait… abordable. Le dinosaure me fait vraiment de l’oeil, même si je pense attendre d’être un peu plus aguerrie pour l’entreprendre.

amigurumi-crochet

Petit plus, l’humour. Jayda a un rire ultra communicatif, qui donne du peps et le sourire… et en plus de ça, nous avons le droit à des petites animations en stop motion crochetées pour introduire ses vidéos. Celle du cactus est vraiment fantastique, j’ai rigolé toute seule devant mon écran.

En bref, une designeuse prometteuse et généreuse (merci pour les tutos !). A découvrir sans plus attendre pour les férus de DIY… ou pour les curieux.

 

DIY

DIY – Tricot : le pull Galina de Quince&Co

Ça faisait bien longtemps que je n’avais pas repris mes aiguilles pour un projet tricot d’ampleur, c’est à dire taille adulte ! Pour être tout à fait honnête, c’est le deuxième pull que je tricote de ma vie, et comme à chaque fois avec les projets en une pièce bottom-top (c’est-à-dire de bas en haut d’un seul coup, sans coutures), j’ai toujours l’angoisse de tout foirer au moment crucial : le col, les manches, le cou, le motif (ça ne loupe jamais).

Choisissez votre arme !

Tricoter en anglais, bien plus simple qu’il n’y paraît

J’ai l’habitude de tricoter en anglais, parce que je trouve les explications beaucoup plus faciles à comprendre qu’en français, les noms des points sont simplissimes : ce ne sont que l’explication textuelle de ce que vous devez faire avec vos aiguilles et votre fil.

Exemple tout bête : en français on dit « un jeté » en anglais « yard over » (ou YO), d’un côté on jette on ne sait quoi, de l’autre on passe le fil devant. J’ai donc choisi mon poison, quitte à me prendre la tête avec des explications, ce sera en anglais.

Patron tricot : le pull Galina de Quince & Co

Bref, le patron qui m’a fait de l’oeil est donc le pull Galina de Quince&Co. Il est beau, avait l’air assez simple pour moi, et dans une laine d’une épaisseur assez « habituelle » pour un pull.

Le premier que j’ai fait se tricotait en laine ultra fine, le pull était extra large (le Boxy, pour les curieux) je dois avouer que je n’en voyais pas le bout même si je l’aime d’amour et de mérinos !

Patron Galina de Quince&Co : le pull doudou

Mon Galina est lui aussi un mélange avec du mérinos au réjouissance (Lana Grossa Cool Wool pour ma part), j’aime cette laine, elle est chaude, douce, super agréable à tricoter et assez abordable pour de la vraie et belle laine.

Pour réussir le Galina, vous aurez besoin de connaître quelques points rudimentaires, l’endroit, l’envers, une réduction par-ci par-là, de faire mumuse avec une aiguille à torsade pour les motifs et il me semble que c’est à peu près tout. Il fait également relever des mailles et tricoter en rond, mais très honnêtement, comme pour tous les points que je ne connais pas, une vidéo trouvée sur internet et vous deviendrez une pro en quelques minutes.

Le modèle est assez facile, même si j’ai fait plusieurs bourdes (c’est bien l’inconvénient de tricoter en regardant des séries… du coup le motif à pris cher, il suffit d’une erreur d’une maille pour tout décaler), mais au final, ce sont aussi ses imperfections qui font tous le charme de mon pull. Le col est bien moins épais qu’il ne devrait… j’ai suivi le patron et oublié de mesurer la largeur. Il lui manque un bon centimètre et demi ce qui le rend… plus échancré et bien plus découvert sur les épaules.

Je le porte avec un débardeur, donc il n’y a pas mort d’homme et même sans ces 1,5cm il est extra à porter et pile poil à ma taille. En bref, mon deuxième pull, je l’aime d’amour autant que le premier. J’hésite même à le refaire dans une autre couleur… en espérant avoir moins de soucis qu’avec le premier.

Tricoter le pull Galina de Quince & Co

Tricoter, c’est vivre dangereusement. Cliffhanger de mailles !

L’épopée de mon Galina, ça a été les aiguilles circulaires. J’étais pressée de commencer mon pull, alors j’ai commandé en express des aiguilles Knit Pro « Spectra » pour débuter la bête. A la réception, l’une des aiguilles était cassée nette, rompue à la base.

Après quelques jurons, je renvoie le bousin pour les faire remplacer. Nouvelle paire reçue, pas de problème elles sont entières… entières oui, jusqu’au moment de relever les mailles du col où l’une d’elle me casse dans les mains, lâchant une partie de mes mailles dans la nature. Là, crois moi lecteur, tu rigoles pas vraiment. Panique à bord, arrêt de l’appareil respiratoire.

C’est Fort Boyard dans ta tête : comment chopper une aiguille double pointe sans bouger pour sécuriser la maille qui s’est PRESQUE, mais pas tout à fait, défaite. Parce que s’il y a bien une chose que je ne sais pas faire… c’est récupérer une maille proprement. Une fois qu’elle s’est fait la malle, que le trou est là, qu’il t’a l’air gros comme une pièce de 1 euro… t’as plus qu’à composer avec. Un jour j’apprendrais.

Tricoter le pull over Galina de Quince & Co

Heureusement pour moi, j’avais gardé une paire de circulaire de la même taille, d’une marque que je n’affectionne pas vraiment… mais qui pour le coup m’a bien dépanné. Même si le câble est bien trop épais et que la laine agrippe à tout bout de champ, j’étais contente de pouvoir finir mon pull sans avoir à commander de nouvelles aiguilles.

Knit Pro Spectra et Rico Design : aiguilles circulaires au banc de test

Alors, si j’ai un conseil pour vous : les aiguilles Knit Pro en général, oui. Sans aucun problème. J’en ai plusieurs en bois, des circulaires et des doubles pointes (qui m’ont servies pour les manches du Galina) et elles sont vraiment nickel.

Les Knit Pro Spectra en plastoc rose pétant, c’est marrant mais c’est vraiment très fragile. Pour une écharpe, un châle, un snood, pourquoi pas. Mais oubliez-les dès l’ors qu’il y a de la tension sur vos aiguilles.

Et pour la marque que je n’aime pas mais qui m’a sauvé la mise, il s’agit d’aiguilles Rico Design (aiguilles en bois, câble en plastique épais). Elles sont sûrement très bien pour de grands débutants qui ont peur de perdre leurs mailles (et là aucune chance vu que le câble est aussi épais que les aiguilles et qu’il agrippe comme il faut), mais pour les autres tricoteur/tricoteuse, c’est assez pénible de devoir sans cesse ramener un paquet de mailles à notre aiguille.

J’espère lecteur, qu’en plus de tricoter tu aimes lire, parce qu’avec mon article fleuve il y a de quoi faire. Enfin, tu peux tout aussi bien regarder les photos et lire le dernier paragraphe. Je te résume tout : Galina c’est un pull qui déchire et assez facile à faire ! Fonce coco !

DIY

La propagation de plantes grasses, ou comment bouturer vos succulentes

Rien à voir avec Plant VS Zombies, et pourtant la propagation pourrait faire penser à une invasion d’aliens parasites quand on y pense. Bien loin des petits bonhommes verts, la propagation est la façon la plus simple d’obtenir une nouvelle plante à partir d’une plante « adulte ».

Quand on commence à s’intéresser aux succulentes, on attrape très vite le virus. Il y a plusieurs façon d’agrandir sa collection de plantes grasses :

  • la plus simple et la plus onéreuse – scruter les étales des fleuristes et autres pépiniéristes : on y trouve beaucoup de variétés, à des prix parfois très intéressants. Les plantes grasses poussent relativement vite pour certaines, j’ai acheté beaucoup de petites plantes qui ont déjà bien pris leurs aises. Ce sont celles-la même que je bouture.
  • la plus aléatoire : si vous cherchez des plantes pour mettre dans votre jardin ou dans des pots dehors, il y a fort à parier que vous en trouverez un certain nombre exactement au même endroit… dans la nature. Gardez l’oeil ouvert en balade, sur les murets, chez vos amis. Il faut faire attention à ne pas abîmer la plante et à prendre un petit morceau qui a déjà des racines de préférences.
  • la Do It Yourself : propager les plantes que vous avez déjà chez vous. La multiplication de succulentes est un art qui combine patience et persévérance, mais qui ne coûte presque rien et rend tellement fier !

Multiplier des succulentes à partir de feuilles

Les succulentes sont des petites plantes très résistantes… au froid et à la chaleur. Elles veulent à tout prix survivre, et c’est pour cela que leur bouturage est très facile. Il a plusieurs méthodes, selon les plantes que vous choisissez de bouturer, mais de façon générale le principe reste le même. J’ai parcouru beaucoup de sites sur le sujet, et même si mes essais ne sont pas toujours fructueux, je commence à avoir des résultats intéressants.

Pour propager mes plantes (echeverria, sedum ou encore crassula) je prélève des feuilles directement sur la plante. Toute la difficulté est de ne pas endommager la feuille (ni plante mère) pour que la coupe soit franche. Petite particularité, pour une kalanchoe, elles feront d’elles-même des rejets (boutures) avec racines sur chacune de leur feuille, il suffira de les prélever délicatement sans les casser.

Bouturer ou propager ses plantes grâce à leurs feuilles

J’ai testé de prélever les feuilles à la lame ou à la main (directement en faisant « pression » sur la feuille). Les deux ont fonctionné à un moment où à un autre.

Si vous choisissez de le faire à la lame : désinfectez-là en premier lieu et choisissez en une assez fine pour passer entre les tiges, bien tranchante et sans dents.

Si vous optez pour l’option manuelle, repérez les feuilles que vous aurez le plus de facilités à attraper sans rien endommager, et bien faire attention à ne pas les serrer trop fort entre vos doigts.

Ensuite, la manière de poursuivre votre bouturage est très simple :

  • Laissez sécher vos boutures : la partie à vif doit être bien sèche avant de commencer les choses sérieuses. Pour cela, je les mets à l’abri de la lumière directe, dans une petite coupelle par exemple.
  • Une fois les boutures sèches : préparez un « lit » de terre. Certain utilise directement un mélange pour cactées et succulentes (un mélange de terreau, terre et sable), personnellement j’ai de bon résultats avec le mélange pour cactées et succulentes mais surtout avec de la terre de jardin.
  • Astuce : il faut que l’eau puisse s’écouler de la terre quand vous arroserez vos plantes. Préférez un pot avec un ou plusieurs trous qu’un pot sans trou. Si jamais vous n’avez rien d’autre qu’un pot sans trou, mettez au fond du pot une bonne couche de drainage (billes d’argile, cailloux, …). Pour cette partie là, je recycle les emballages de traiteur, j’ai donc récupéré une large boîte en plastique que j’ai percée dans le fond et le couverte me sert soit de serre (il est transparent) soit de récupérateur d’eau en le mettant en dessous.
  • Une fois vos feuilles disposées sur le lit de terre (et espacées, puisqu’on espère bien y voir quelques racines), c’est le moment d’être très vigilant. Autant la patience est très importante, autant l’arrosage est primordiale pour propager des succulentes.

Bouturer du sedum très facilement

Comment arroser les boutures de succulentes ?

L’eau est à la fois la meilleure amie et la meilleure ennemie de vos boutures. Pas assez d’eau et elle mourrons, trop d’eau et elle pourrirons. C’est la raison pour laquelle le drainage du sol est aussi essentiel que l’arrosage parcimonieux.

J’ai testé deux techniques d’arrosage :

  • l’arrosage en vaporisant les feuilles : à l’aide d’un spray à eau, j’arrose la surface de la terre (et donc les feuilles elles-même) pour qu’elles se nourrissent de ce qu’elles ont besoin. L’avantage c’est que la terre n’est jamais gorgée d’eau et qu’on éviter les risques de pourriture. Le désavantage, c’est qu’on ne force pas les racines à aller chercher dans la terre l’eau qui leur est nécessaire.
  • l’arrosage par bassinage : cette technique consiste disposer vos pots (percés) dans une bassine ou une baignoire peu-importe, où vous aurez laissé de l’eau au préalable. Il faut donc « baigner » les fesses de vos pots dans l’eau. Cela permet à la terre d’absorber l’eau par le fond, on éviter de noyer la plante et cela incite les racines à se déployer vers le fond du pot pour atteindre la partie humide. Personnellement, c’est ma méthode préférée, mais je pense que les deux fonctionnent. Il faut rester vigilant à ce que la terre ne soit pas gorgée d’eau, et si cela arrivait, à bien laisser le pot hors de l’eau très longtemps (avec un récipient) pour qu’il rende un maximum du surplus. Quand la terre du dessus du pot commence à être légèrement humide, c’est le bon moment pour s’arrêter. NB : si vos pots sont en terre, les pots absorberont aussi de l’humidité pour la redistribuer ensuite.
  • Il y a bien une troisième méthode qui consiste à arroser les plantes par le dessus (à l’arrosoir somme toute), mais pour toute plantes en pot que ce soit (encore plus les boutures) je déconseille cette méthode qui à tendance à faire des trous sur le dessus de la terre et à noyer les plantes. Bien sûr, c’est un avis très personnel.

L’attente des racines

Ensuite, le tour est joué, il ne reste plus qu’à être patient. Je bassine une fois par semaine mes boutures (si jamais la terre est humide je saute une semaine) et le reste du temps je les laisse près d’une fenêtre à prendre la lumière (en évitant une exposition trop prolongée en soleil direct qui pourrait brûler les plantes et les boutures.

De petites racines blanches et roses vont faire leur apparition, c’est le premier signe de demie victoire. Après les racines, des feuilles pour les echeverrias par exemple, ou des tiges puis des feuilles pour les sedum. A partir de là, le plus difficile du travail est fait !

Propager ses plantes en terrarium ou à l'air libre

Terrarium ou serre de maison : qu’en penser ?

Une des autres méthodes pour faire pousser ses plantes est de les enfermer dans une serre miniature ou un terrarium. J’ai donc testé les deux méthodes en parallèle, et il n’y a pas à dire, la méthode terrarium est très efficace pour peu qu’il soit bien aéré et que le volume du dôme soit assez important pour éviter les surchauffes et le trop plein d’humidité. J’ai une bouture d’echeverria qui grandie dans mon terrarium et une autre en plein air : toutes les deux prennent bien, mais celle du terrarium a de plus larges feuilles, moins compactées que l’autre.

Mes boutures de kalanchoe ont également très bien pris dans le terrarium et sont très hautes. Pour l’instant, elles ne ressemblent vraiment à la plante mère mais elles sont encore toutes jeunes, il faut laisser le temps faire son œuvre.

A voir donc sur la durée. En revanche, pour les boutures par tige, ou pour les petites plantes (j’y avait mis une petite crassula, une hawortia et une kalanchoe), c’est vraiment génial !

En résumé, pour propager vos succulentes :

  • veiller à bien laisser sécher les boutures,
  • avoir un sol bien drainé,
  • arroser avec beaucoup de parcimonie,
  • leur offrir beaucoup de lumière mais pas trop de soleil direct,
  • être patient et ne pas désespérer si vos boutures ne prennent pas.

Il n’y a plus à hésiter, propagez !