Alice au pays du merveilleux Burton

reine_rouge_helena_bonham_carterHier soir, j’étais invitée par un membre du Club 300 d’Allociné à la projection d’Alice au pays des merveilles la dernière création de Tim Burton pour les studios Disney. Ça tombe bien, comme beaucoup je crevais d’envie de le voir ! Tim Burton et moi, c’est une histoire d’amour de longue date alors il était hors de question que je passe à côté d’Alice sans entrer au pays des merveilles en 3D.

Cerise sur le gâteau, en plus de la projection privée… Monsieur Tim Burton en personne est venu répondre à deux ou trois questions pour le plus grand bonheur des fans (une fraction de seconde, mon coeur de battre s’est arrêté). Et puis, ce n’est pas tous les jours que Sir Burton passe à 1 mètre de moi. L’excitation retombée, le film peut commencer.

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Alice à 19 ans et tout recommence. La chute dans le terrier, le chat, la chenille, le chapelier fou… tout. Sauf que cette fois, Alice à une mission. La reine rouge sème la terreur au pays des merveilles et quelqu’un doit l’arrêter. La prophétie le dit, c’est Alice qui s’en chargera. La blondinette à donc du pain sur la planche pour que le karma du pays des merveilles soit à nouveau équilibré et la Reine Blanche au pouvoir.

C’est donc une suite que Tim Burton nous livre avec son Alice au pays des merveilles et non une énième adaptation (c’est lui qui l’a dit, je l’ai entendu !). Pour une suite, c’est pas mal réussi. Bien évidemment, il ne repart pas de zéro et on retrouve tous les héros d’Alice au pays des merveilles pour notre plus grand plaisir. Toujours avec Danny Elfman aux commandes, l’univers musical est plus que réussi et se prête à souhait à l’esthétique flamboyante du film.

chapelier_fou_johnny_deppLa 3D nous projète aux côtés du Chapelier Fou et je trouve personnellement qu’elle apporte bien plus qu’elle ne le faisait pour Avatar. Tim Burton use avec intelligence du procédé sans nous lasser, la preuve on en redemanderait presque. Le casting est détonnant et sans aucune fausse note de Johnny Depp à Mia Wasikowska en passant par Helena Bonham-Carter, Anne Hathaway et Crispin Glover.

En bref : un moment de plaisir à partager sans modération. Ce n’est certainement pas le film du siècle de Tim Burton mais il n’en reste pas moins un bon film familial qui vous en mettra plein la vue avec des décors, des costumes et des effets spéciaux à couper le souffle. 8/10

Images : (c) Walt Disney Pictures

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L’asie débarque à Deauville

Ça y est, le festival du film asiatique 2010 est fini et je me décide enfin (après un peu de repos bien mérité) à vous faire un petit retour sur le week-end passé dans les salles obscures. Au programme, 5 films tous plus différents les uns que les autres et un temps magnifique à Deauville qui ne donnait pas trop envie de s’enfermer au cinéma.

Au programme donc, j’ai pu voir August 1st de Song Yeming & Dong Yachun (2007, Chine), Symbol de Matsumoto Hitoshi (2009, Japon), Thirst de Park Chan-Wook (2008, Sud-Coréen), The King of the Jail Breakers d’Itao Itsuji (2009, Japon) et Sawasdee Bangkok (4 courts métrages, 2009, Thaïlande).

August 1st, la révolte intérieure
august_1stSynopsis : En 1927, chang kai chek, le commandant en chef de l’expédition du nord, et wang jingwei, le chef du parti nationaliste, trahissent la révolution et donc les communistes. le 1er août 1927, la ville de nanchang se soulève et donne le jour à la première armée révolutionnaire indépendante chinoise.

Avis : Sorti en 2007 ce film nous donne l’impression d’avoir été tourné il y a déjà quelques décennies, probablement dans le but de donner un coup de vieux à la réalisation et de coller au contexte. Toujours est-il qu’August 1st est le premier film que j’ai été voir pendant le festival et que je n’ai pas tenu jusqu’au bout… Pour que je sorte d’une salle de cinéma il faut vraiment que quelque chose cloche. Le tout est de savoir quoi ? C’est peut-être moi qui cloche, mais je n’ai rien compris au film, alors évidement je n’ai pas franchement aimé et j’ai capitulé 20mn avant la fin. 3/10

Symbol : des penis, une brosse à dents et beaucoup de sushi
symbol_matsumoto_hitoshiSynopsis : Un japonais se réveille un beau jour dans une pièce immaculée de blanc, sans fenêtres, ni portes. lorsqu’il appuie sur une protubérance en forme de pénis fixée au mur, une brosse à dents rose apparaît comme sortie de nulle part et enclenche une série d’événements vraiment étranges…

Avis : Après August 1st, Symbol déconcerte et détend. Il n’y a pas à dire, ce sont deux genres totalement différents. Décalé, barré, loufoque voir complètement dément : Matsumoto Hitoshi signe un film très agréablement déluré qui oscille entre la pampa hispanique et un japonais enfermé dans une pièce (sorte de remake de Cube sous acide). Matsumoto Hitoshi, le réalisateur de Symbol interprète aussi avec brio l’un des personnages principaux du film (le japonais enfermé). Très expressif, il arrive a faire passer avec très peu de dialogue toute la frustration du personnage. En bref, un film à voir si vous aimez les films un peu fou et assez drôle ! Une très bonne découverte de ce festival. 7/10

Thirst : c’est pas du True Blood dans le frigo !
Thrist_Ceci_est_mon_sangSynopsis :
Sang-hyun est un jeune prêtre qui se porte volontaire pour tester en afrique un vaccin expérimental contre un nouveau virus mortel. comme les autres cobayes, il succombe à la maladie mais une transfusion sanguine d’origine inconnue le ramène à la vie…

Avis : Les histoires de vampires revisitées qui démontre bien que Twillight est du vulgaire Barbara Cartland à côté des « vrais » mythes de vampires, moi j’aime ça. Et quand cette histoire de vampires est racontée par Park Chan-Wook (Old Boy, Lady Vengeance), j’aime encore plus. Le scénario est bon, la réalisation superbe et les acteurs détonnant. Alors oui c’est long (surtout quand on assiste à la projection de la version longue) mais personnellement je ne me suis pas ennuyée une seconde. Les amants maudits nous transportent avec eux dans cette folie saignante qui leur fait office de nouvelle vie. En bref, encore un très bon film ! À recommander aux fans de films asiatiques et de films de vampires non édulcorés. 8/10 (en France il a été appelé Thrist, Ceci est mon sang)

The King of the Jail Breakers, le Michael Scofield japonais
King_of_Jail_BreakersSynopsis : Japon, fin des années 20. masayuki suzuki est un prisonnier qui s’échappe systématiquement de la prison dans laquelle il est incarcéré pour être sciemment repris et mis à nouveau en prison. un de ses geôliers est très intrigué par ces évasions-incarcérations répétées et décide de percer le mystère entourant cet homme…

Avis : Le synopsis ne m’avait pas particulièrement plu et je ne m’attendais à rien de spécial en allant voir ce film. J’avais un peu peur de reproduire le schéma d’August 1st…. Mauvaise langue, je suis ! Il ne m’a pas fallu plus de quelques minutes pour comprendre que je m’étais largement trompée et que The King of the Jail Breakers allait me plaire. Du Prison Break à la sauce japonaise (et sans Faf Larage ! Ouf !) ça donne un film bourré d’humour, un peu cracra parfois mais fidèle à lui même du début à la fin. Et quelle fin, à l’image de l’ensemble du film. Comme quoi, il ne faut jamais s’arrêter au synopsis ! 7/10

Sawasdee Bangkok, la ville sous toutes les coutures
sawasdee_bangkokSynopsis : 4 courts métrages sur la ville de Bangkok. Bangkok raconté à une SDF aveugle. Bangkok vue par un preneur de son. Bangkok par un jeune homme à la recherche d’une femme. Bangkok et la jeunesse dorée. (J’essaie de faire court pour ne pas dévoiler les chutes des courts métrages… ça serait dommage quand même).

Avis : J’ai beaucoup aimé ces courts-métrages. Sauf celui sur le preneur de son. À vrai dire, je n’ai pas très très bien compris quel était l’intérêt de celui-ci… Même s’il se regardait sans aucune difficulté, j’ai trouvé qu’il n’était pas à la hauteur des autres. Les trois autres courts métrages étaient vraiment convainquant et saisissant (même si résumé comme ci-dessus ça ne donne pas vraiment envie !). Après une petite discussion avec deux thaïlandais, ils m’ont confirmés qu’ils retrouvaient bien la ville telle qu’ils la connaissaient avec tout ce qu’elle avait de plus beau et de plus noir. 8/10

Synopsis et images : www.deauvilleasia.com

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Festival du film asiatique de Deauville

festival-du-cinema-asiatique-deauvilleDemain, aux aurores, je pars pour Deauville… ville que je ne connais pas (la honte pour une Normande) pour le 12ème Festival du Film Asiatique. Au programme… tout plein de films ! Le festival est déjà commencé depuis 2 jours, mais je profite d’un week-end entre amis pour aller fouler les planches (ben oui, il y en a qui bossent, donc on part pour 2 jours sur quatre).

J’espère que ça ne sera pas trop bondé de monde, probablement moins que pour le festival du film américain. En tout cas, comptez sur moi pour vous raconter tout ça dès mon retour. Bon week-end à tous !

Pour voir le site web du Festival du Film Asiatique, c’est par ici !

Image trouvée ici.

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[Miam] Choco-marshmallow

choco_marshmallow2Un petit chocolat chaud pour vous réchauffer ? Allez, 5 minutes de courage, une casserole et deux ou trois trucs et vous allez vite oublier votre chocolat en poudre ! Pour deux tasses (si vous êtes comme moi, vous allez vouloir vous en servir une deuxième alors autant la préparer d’avance) vous aurez besoin de :

- 20 cl de crème fraîche liquide
- 20 cl de lait
- 80 gr de chocolat noir et tablette
- du sucre (1 ou 2 cuillières si vous le souhaitez, personnellement j’en ai mis une seule)
- une poignée de mini marshmallow par tasse (si vous n’avez pas d’épicerie américaine près de chez vous, des chamallow coupés en dés devraient faire l’affaire).

Mettre dans une casserole le lait, la crème fraîche liquide et le chocolat coupé en carrés. Remuer tout en laissant chauffer (ne pas porter à ébullition) afin de mélanger le chocolat au liquide jusqu’à ce que ce soit a peu près homogène (environ 3 ou 4 minutes). Servir dans une tasse et ajouter au dessus une poignée de mini-marshmallow et laissez les fondre un peu avant de commencer à déguster (ça vous évitera de vous brûler) et régalez-vous !

choco_marshmallow

En fondant les marshmallow épaississe le chocolat qui est déjà assez épais. La prochaine fois je mettrais probablement 3/4 de lait et 1/4 de crème liquide pour essayer de désépaissir un peu la boisson. Recette « adaptée » de la recette trouvée ici.

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[Vu] Precious, petit bijou du cinéma

precious_afficheRelativement discret, Precious est le nouveau film de Lee Daniels inspiré du roman de Sapphire « Push ». Clareece ‘Precious’ Jones est une jeune adolescente de 16 ans qui a été violée toute au long de son enfance et adolescence par son père et battue par sa mère. Enceinte de son deuxième enfant et se fait expulser de son école et s’inscrit dans une école alternative où elle va apprendre à lire et à écrire. Grâce à l’écriture, elle va réussir à parler de sa vie et se libérer de ses fardeaux.

Avec Precious, je m’attendais à tout mais pas vraiment à ça. Avec un pitch aussi dramatique, il aurait été plus que facile de tomber dans un drame social larmoyant et laisser le spectateur s’apitoyer sur la vie de Clareece à tout va ou sortir du cinéma complètement déprimé… Mais la force de Precious, c’est bien de dépasser tout ça.

Lee Daniels nous livre un film émouvant sur des sujets difficiles à aborder comme l’inceste mais ne tombe pas dans le pur pathos. On rit et on sourit assez fréquemment pendant ce film alors que ces scènes sur la vie rêvée de Precious ne sont qu’un refuge quand sa vie dérape, ce n’est pas si drôle que ça quand on y pense vraiment. L’ombre menaçante du père plane sur tout le film alors qu’on l’aperçoit à peine dans un souvenir. Sans être présent une seule fois il est pourtant dans les esprits de tous, spectateurs et personnages. Je ne connaissais pas du tout Lee Daniels et pourtant je trouve qu’il réussi une petite prouesse avec ce film magnifique.

Precious_Gabourey_Sidibe

Pour la première fois à l’écran, on découvre Gabourey Sidibe (Precious) qui est d’une justesse et d’une finesse incroyable quand elle incarne son rôle. Quel dommage que Sandra Bullock ai raflé l’Oscar du meilleur premier rôle féminin.  Mo’Nique (qui incarne la mère de Precious) a quand à elle reçu l’Oscar du meilleur second rôle féminin et elle ne l’a pas volé. Elle aussi est vraiment extraordinaire dans un rôle difficile à porter. Le casting est excellent du premier rôle au plus secondaire. Ils sont tous impressionnants et sans aucune fausse note.

Precious_MoNique

Alors, si j’ai un conseil à vous donner : ne vous laissez pas berner par des têtes d’affiches où l’on voit apparaître les noms de Mariah Carrey (méconnaissable) ou de Lenny Kravitz, ce n’est pas un film à deux balles pour midinette ou un mélo raté à coup de star de la chanson. Tous deux ont des rôles très secondaires même si, je dois bien l’avouer, ils sont tous les deux très justes dans leur interprétation. Si ça c’est n’est pas savoir diriger des acteurs… Chapeau bas.

Precious_Mariah_Carrey_Gabourey_Sidibe

En bref : un film excellent qui vous arrachera les tripes par moment, vous fera sourire par d’autre mais ne laissera personne indifférent. Du grand et du beau film ! À voir absolument. Mon prochain achat de livre ne sera pas très difficile au niveau du choix : Into the Wild et Push seront sur la liste. L’un comme l’autre ont été superbement adapté au cinéma, il faut donc que je les lise. 19,5/20 (juste pour ne pas mettre 20)

Images (c) ARP Sélection : (1) Affiche française ; (2) Gabourey Sidibe ; (3) Mo’Nique ; (4) Mariah Carrey & Gabourey Sidibe

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